La Loi n°06-044 du 04 Septembre 2006, modifiée portant Loi Electorale, en son article 4 stipule : « La Commission Electorale Nationale Indépendante est composée au niveau national de quinze (15) membres répartis comme suit : dix (10) membres désignés par les partis politiques suivant une répartition équitable entre les partis politiques de la majorité et ceux de l’opposition; un (01) membre désigné par les Confessions religieuses ; un (01) membre désigné par le Syndicat Autonome de la Magistrature ; un (01) membre désigné par le Conseil de l’Ordre des Avocats ; un (01) membre désigné par les Associations de Défense des Droits de l’Homme ; un (01) membre désigné par la Coordination des Association Féminines (CAFO). »

 

 Ibrahim Sangho president Apem election legislative observateurs

Il apparaît aisément que la CAFO, le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et les Associations de Défense des Droits de l’Homme  (AMDH), sont trois structures de la société civile malienne qui composent la CENI, non seulement au plan national, mais aussi dans les communes du district de Bamako, dans les capitales régionales, les cercles et l’ensemble des communes du Mali.

 

 

En cela, l’article 5 de la Loi électorale stipule : «Les démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante sont constitués ainsi qu’il suit : la Commission électorale du District de Bamako composée de six (6) membres dont quatre (4) représentant les partis politiques et deux (2) la société civile ; la Commission électorale Locale du Cercle composée de six (6) membres dont quatre (4) représentant les partis politiques et deux (2) la société civile ; la Commission électorale Communale composée de six (6) membres dont quatre (4) représentant les partis politiques et deux (2) la société civile ; la Commission électorale d’Ambassade ou de Consulat composée de deux (2) membres représentant les partis politiques et d’un (1) membre représentant la société civile…»

 

 

Le 15 janvier 2014, ces trois structures de la société civile (membres à part entière de la CENI), qui, au vu des prouesses réalisées par le Réseau APEM, lors des élections présidentielle et législatives de 2013, se sont liguées pour créer un bureau parallèle à celui mis en place par les organisations membres du Réseau APEM le 4 janvier 2014.

 

 

Pour mémoire, le SAM ne fait pas partie des 52 structures membres qui animent le Réseau APEM depuis 2001. L’AMDH aussi, ne fait pas partie des 52 structures membres qui animent le Réseau APEM depuis 2001.

 

 

Dans le bureau parallèle du 15 janvier 2014 mis en place par le deuxième secrétaire à l’organisation du SAM, on retrouve la Vice Présidente de la CENI en la personne de Mme Traoré Oumou Touré, Présidente de cette organisation. Elle est par ailleurs membre de la Commission Dialogue et Réconciliation. Pauvre de nous.

 

 

Dans le bureau parallèle du 15 janvier 2014 mis en place par le deuxième secrétaire à l’organisation du SAM, on retrouve le Président de l’AMDH. Il se trompe de combat, lui, défenseur attitré des libertés et des droits de l’homme, qui se voit bombardé au sein d’une structure qui jure avec la Loi.

 

 

Dans le bureau parallèle du 15 janvier 2014 mis en place par le deuxième secrétaire à l’organisation du SAM, on retrouve deux autres militants chevronnés du SAM. Un syndicat des magistrats, qui ne fait pas partie des 52 structures membres qui animent le Réseau APEM depuis 2001, qui viole allègrement le sens de la Loi et des principes pour composer un bureau illégal. Ils oublient que pour les maliens, le bon juge est celui qui administre la bonne justice, qui a un comportement décent, qui ne trouble pas l’ordre public et qui est empreint des valeurs démocratiques.

 

 

 

Un bureau parallèle à celui légitime et légal, mis en place par la majorité des structures membres du Réseau APEM le 4 janvier 2014, par des animateurs de la Commission Electorale Nationale Indépendante du Mali ? A quoi s’achemine t-on ? Quelle est cette farce de la part des hommes de droit et des défenseurs des droits de l’homme ?

 

 

 

En tout cas, le peuple malien tout entier est interpellé par un complot inédit qui ne dit pas son nom. In fine, le Réseau APEM, qui a toujours voulu garder sa neutralité vis-à-vis de la classe politique, même s’il est une faitière qui a démontré son professionnalisme dans la formation des acteurs de la classe politique et de la société civile, la sensibilisation des citoyens, la prévention/gestion des conflits post-électoraux et l’observation électorale citoyenne, surtout en 2013 à travers le Pôle d’observation citoyenne électorale (POCE), est aujourd’hui victime d’un complot de la part de ceux qui voulaient l’entraîner dans l’aventure politique.

 

 

Une contribution de: A TOURE,  le marabout

 

SOURCE: Autre Presse