tons à une guerre de tranchés entre le procureur anti corruption de la commune III Mohamed Sidda Dicko   et le Ministre de la justice Mohamed Ali Bathily à propos de l’affaire Adama Sangaré, dont le ministre Bathily  a demandé en vain  l’arrestation dans le cadre d’un litige foncier qui l’oppose à de simples citoyens. Celle-ci a connu son paroxysme avec la dernière sortie du ministre Bathily qui a exigé une fois de plus que le maire du district soit arrêté et mis à la disposition de la justice.

 

Adama Sangare maire bamako

 

Considérant cette demande du ministre comme un empiétement  sur ses prérogatives, le procureur de la commune III    a déposé sa démission et aurait motivé son refus d’interpeller le maire par le fait que la section administrative de la Cour suprême a déjà mis les plaignants dans leurs droits. N’étant pas spécialiste procédurale, cependant  je pense  que l’argumentaire développé par le procureur Dicko  ne tient pas debout. Car à mon avis le maire du district de Bamako en attribuant des parcelles qui ne relèvent pas de sa circonscription ni de sa compétence  a déjà fauté. Il ne s’agit pas de dire que la faute commise a été réparée et que cela l’exempte de toute poursuite judiciaire.  Que neni car quelqu’un qui vole votre moto et si vous parvenez à mettre la main dessus,  vous ne le laissez jamais partir sachant  bien que vous avez déjà retrouvé votre moto. Que non, le vol étant une infraction est punie par le code pénal, le voleur doit répondre de son acte devant les tribunaux compétents. Pareil pour le cas Adama Sangaré qui n’est pas au dessus de la loi.  Donc pour moi, c’est une mauvaise appréciation pour un homme de droit de la trempe du procureur Dicko que Téssougué qualifie  de l’un des meilleurs magistrats du Mali de ne pas connaitre ce point de droit.

 

 

 

Le procureur anti corruption de la commune III ayant déjà déposé sa démission, il revient maintenant au Procureur général Daniel Téssougué (qui semble soutenir son collègue magistrat sachant bien qu’il n’est pas en train de dire le droit) de faire son mea culpa dans ce dossier au risque de se faire ridiculiser.

 

Oumar Diarra

 Enseignant à la retraite Badalabougou

SOURCE: L’Indépendant