Il y a quelques semaines de cela, le Gouvernement de la Transition a fait un don de vivres, composé des tonnes de riz à la région de Douentza pour être partagé aux personnes démunies. Ainsi, il nous a été parvenu que la moitié de ces vivres aurait pris une autre direction. Depuis lors un doigt accusateur est pointé sur les élus et responsables de jeunesse de la région de Douentza. En attendant, la majorité des personnes à qui ces dons de diverse nature sont destinés n’en ont vu que poussière.

 Les balises du nouveau Mali ‘’Malikoura’’ sont loin d’être posées. En illustre ce cas de détournement flagrant et patent des vivres destinées aux populations démunies de la région de Douentza (une zone soumise à l’occupation jihadiste). Cela, sans que les premiers responsables de la distribution de ces céréales, à savoir des élus et responsables de jeunesse ne soient inquiétés, plutôt interrogés.

En effet, cela est connu de tous, le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, lors de son discours d’investiture a annoncé qu’une part importante des avantages de fonction de sa présidence sera destinée à l’amélioration des conditions de vie des couches défavorisées de la population malienne. A cet effet, le peuple a été témoin de nombreuses réalisations de forages d’eau et de distribution des tonnes de céréales, notamment aux populations des zones d’insécurités dont la région de Douentza. Une région, dans laquelle à cause de l’insécurité, la population n’a pas pu s’adonner à l’agriculture et à l’élevage.

Ce don serait estimé à 2000 tonnes de riz pour l’ensemble de ladite région et 300 tonnes rien que pour la ville de Douentza. Curieusement, la promesse des fleurs n’a pas atteint celle des fruits à cause des actes de détournement de certains protagonistes.

« On a été mis au courant que le Gouvernement de la Transition a envoyé des tonnes de riz pour les partager aux personnes vulnérables. On a été surpris que la plupart des concernés n’ont rien eu. Où est donc passé ces vivres ? Ils se sont volatilisés comment? Tout porte à croire que les élus et certains responsables de jeunesse s’en sont partagés au détriment des vrais vulnérables »explique notre source à Douentza.

Ce faisant, les autorités sont interpellées pour régler cette affaire, outre, que les bénéficiaires rentrent dans leurs droits. Avec toutes ces magouilles, faut-il croire à des changements de comportement à la faveur de ce Malikoura ?

Par Mariam Sissoko         

Source: Le Sursaut