Le 13 novembre dernier, le chef du gouvernement était à Ségou pour la clôture du forum national sur « l’entreprenariat jeunes et Femmes en milieu rural », qui s’est tenu à Ségou.

Dans l’interview qu’il nous a accordé, le chef du gouvernement en a profité pour répondre à ses détracteurs. « Laissons les adversaires de la Transition parler. Ils ont la bouche pour parler, nous, nous agissons ! », leur répond-t-il. Et le premier ministre de revenir, en détails, sur les priorités de son gouvernement. Interview du Premier ministre, chef du gouvernement.

Mr le Premier ministre, que répondez-vous aux adversaires de la transition, qui ne cessent de vous acculer ?

Vous savez, laissons-les parler parce que c’est tout ce qu’ils savent faire. Laissons les adversaires de la Transition parler. Ils ont la bouche parler. Pas pour aider le gouvernement de Transition ; mais pour se voir à l’extérieur. Mais nous, nous ne parlons pas, bien que nous ayons une bouche plus grande que la leur.

Certains se vantent, déjà, de leur richesse, acquise dans les conditions que l’on sait…

Bien sûr ! Alors que nous, nous ne sommes pas à court d’idées, non plus. Le gouvernement de la Transition est riche en idées et en initiatives. Aujourd’hui, la seule boussole de la Transition reste l’intérêt du Mali. Rien de plus, rien de moins. Car, le gouvernement et le président de la Transition ont le souci que le peuple se sente fier d’avoir de tels dirigeants. Que les Maliens se reconnaissent dans tout ce qu’ils font. C’est la seule façon d’avoir la reconnaissance dans tout ce qu’ils font. C’est la seule façon d’avoir la légitimité. Ce n’est pas la légitimité octroyée par les médias étrangers et par les dirigeants d’ailleurs.

Les assises nationales de la Refondation sont jugées trop couteuses et ont pour objet de proroger davantage la Transition. Qu’en dites-vous ?

Si on veut faire le changement, il faut que la majorité silencieuse se reconnaisse dans la façon de gouverner le pays. La finalité de la Transition est d’obliger les hommes politiques à travailler au service du peuple. Avant d’aller des labels de satisfecit de bonne gouvernance à l’extérieur. Cette étape de la vie de notre pays est plus importante que d’aller aux élections. C’est pourquoi, à ce jour, la préoccupation des Maliens et des Maliennes n’est pas l’organisation des élections. Leur priorité, c’est la sécurité.

Peut-on, dans le contexte actuel, organiser les élections ?

Ceux qui réclament, aujourd’hui, l’organisation des élections sont convaincus que la situation sécuritaire n’y est pas favorable. Mais, ce sont des discours pour plaire à l’extérieur. Parmi ceux qui réclament les élections, certains ne peuvent pas faire campagne dans leur propre village.

Par rapport aux relations, entre le Mali et la France, les lignes ont – elles bougé d’un côté ou de l’autre ?

Au – delà des discours, nombre de choses lient les peuples français et malien. Mais, souvent, la température peut monter, entre les deux, pour qu’on pense que les peuples malien et français sont des adversaires. Si on veut faire de la politique, on ne peut pas décider d’être l’ennemi d’autres peuples. On doit nous respecter. Nous cherchons les moyens d’assurer la sécurité de nos concitoyens. Parce que la sécurité est le premier besoin de l’homme. Un gouvernement, qui ne peut pas assurer la sécurité de ses concitoyens ne peut pas être légitime. Notre travail et engagement, c’est de sécuriser les Maliens. Tout le reste viendra après.

Que répondez-vous aux acteurs politiques qui appellent les populations à la mobilisation ?

J’invite les populations à la vigilance par rapport au mot d’ordre de certains acteurs politiques, les appelant à la manifestation. Le dessous de ces agissements, c’est mobiliser une partie de la population contre les nouvelles autorités. Les Maliens ne suivront personne pour déstabiliser la Transition.

Propos recueillis par Le Mollah Omar 

Source : Canard Déchainé

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Le 13 novembre dernier, le chef du gouvernement était à Ségou pour la clôture du forum national sur « l’entreprenariat jeunes et Femmes en milieu rural », qui s’est tenu à Ségou. Dans l’interview qu’il nous a accordé, le chef du gouvernement en a profité pour répondre à ses détracteurs....