Les chronogrammes publiés par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MATD) prévoient pour la tenue du scrutin référendaire, le dimanche 31 octobre 2021 ; pour l’élection des Conseillers des collectivités, c’est-à-dire des Conseillers communaux, des Conseillers de cercle, des Conseillers régionaux et des Conseillers du District, le dimanche 26 décembre 2021. Nonobstant le scepticisme d’une frange importante des forces vices et des partenaires internationaux, les autorités maintiennent lesdites élections. Quelle en est la raison ?

 

À l’instar de la Mission de bons offices de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, à une exception près portant sur l’organisation conjointe de la présidentielle et des législatives, la Charte d’Engagement Public pour l’Emergence (C.E.P.E.), recommande de reporter les élections des Conseillers aux niveaux collectivités, cercles et district de Bamako après l’élection du Président de la République. Ce, non seulement en raison des impératifs de délais qui seront difficilement tenables, mais également du fait que les collectivités relèvent du niveau central dont le transfert des compétences et des ressources leur permet d’exécuter leurs programmes de développement économique, social et culturel (PDESC), en plus des ressources locales notoirement rachitiques.
Sur ce point, le Chef de Cabinet du ministre de l’Administration, Hamini Belco MAIGA, a apporté un éclairage. En effet, selon le représentant du ministre de l’Administration, toutes ces autorités ont dépassé la durée de leur mandat légal ; par conséquent il faut les renouveler pour recoller à la loi. A cet effet il rappelle que les Assemblées régionales, les Conseils de cercle sont à 12 ans d’exercice et le Haut Conseil des Collectivités (HCC) presque autant d’années. Ce, alors que les élus communaux achèvent leurs mandats en novembre 2021.
Donc, à en croire le représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, loin de toute intention de surcharger le calendrier, l’organisation des élections des Conseillers des collectivités, c’est-à-dire des Conseillers communaux, des Conseillers de cercle, des Conseillers régionaux et des Conseillers du District tient plutôt du souci du respect de la légalité.
Pour autant, faudrait-il sacrifier sur l’autel du légalisme des élections qui pourraient être organisées dans les meilleures conditions de sérénité ? Une certitude : l’Etat dispose de mécanismes légaux maintes fois éprouvés dans les situations où les élections n’arrivent pas à se tenir, à l’instar de la mise en place des autorités intérimaires ou des collèges transitoires.
De même les Maliens ne joueront pas la vierge effarouchée après avoir accepté une transition qui est un régime d’exception.
Le tour de force ne paraît pas ce qu’il y a de mieux indiqué, d’autant plus qu’une frange importante de la classe politique et de la société civile ne cache pas son scepticisme quant au réalisme du chronogramme électoral qui a été déroulé par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, ce 16 décembre, au cours d’un point de presse organisé par le porte-parole du Gouvernement, Mohamed Salia TOURE.

PAR BERTIN DAKOUO

Source : INFO-MATIN

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Les chronogrammes publiés par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MATD) prévoient pour la tenue du scrutin référendaire, le dimanche 31 octobre 2021 ; pour l’élection des Conseillers des collectivités, c’est-à-dire des Conseillers communaux, des Conseillers de cercle, des Conseillers régionaux et des Conseillers du District,...