C’est l’une des premières déclarations faites, hier jeudi 1er décembre 2022, à notre rédaction par Dr Oumar Mariko, Président du Parti Sadi, en cavale depuis le 4 avril à la suite d’une descente musclée à son domicile.

En cavale depuis le 04 avril dernier, le Président du Parti a donné des signes de vie depuis quelques jours. D’abord, l’ancien leader estudiantin apparait en boubou blanc, le visage couvert par un turban blanc sur une photo envoyée à quelques journalistes de la place ou on observe l’ancien leader estudiantin. La photo accompagnée par une mention : « je vais bien. » a fait le tour des réseaux sociaux avec son lot de commentaires. Pour certains, c’est une ancienne image. Par contre d’autres estiment que la photo est récente.
Hier jeudi 1er décembre 2022, l’ex-député élu à l’Assemblée nationale contacte la rédaction de « La Différence Hebdo ». Pour couper court à toute supputation visant à mettre doute sa présence physique dans le pays de Vladimir Poutine, Dr Mariko effectue un appel vidéo. A travers la vidéo, on aperçoit bien le Président du parti Sadi, un homme en bonne santé, bien coiffé assis dans une chambre. Ses premiers mots ont été : « Je vais bien et je suis arrivé à Moscou depuis le mercredi dernier ». Il enchaîne : « Je suis passé par Ménaka en cheminant vers le Niger pour me retrouver à Moscou ce mercredi ».
Concernant la vie de la nation, cet ancien membre du M5-RFP reste sur sa ligne. « Je dois être reçu par des parlementaires de la Russie. Je vais leur expliquer tout le mal que ‘’ WAGNER ‘’ est entrain de faire dans notre pays. Je vais tout faire pour dénoncer ce contrat à chaque fois que j’aurais l’occasion ici en Russie », souligne-t-il. Pour lui, il faut mettre un terme à cette histoire avec ‘’Wagner ‘’, car, dit-il, « ces militaires sont entrain de massacrer nos populations ».
A titre de rappel, Dr Oumar Mariko était en clandestinité depuis le 04 avril dernier suite à ses propos tenus sur les événements de Mourra. C’était lors d’une conférence-débat organisée par l’ADEMA-PASJ sur le bilan de l’exercice démocratique au Mali. Ces propos lui ont valu une descente musclée des hommes en arme à son domicile et un mandat d’arrêt émis à son encontre.

Rallye/La Différence