Comme le veut la tradition démocratique, bien établie, toute nouvelle législature est toujours suivie de la démission de l’équipe gouvernementale, elle-même, appelant la formation d’un nouvel attelage qui refléterait la nouvelle configuration à l’Assemblée nationale.

oumar tatam ly premier ministre chef gouvernement interview mali

C’est ces moments d’intenses activités politiques que les Maliens, particulièrement les hommes politiques vivent depuis l’annonce de la convocation de la 5è législature par décret présidentiel pour aujourd’hui. Ainsi, la toute première session inaugurale de la nouvelle législature, de l’ère président IBK, sera marquée par l’élection du président de l’Assemblée nationale; l’examen du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale; l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale; la constitution des groupes et des commissions parlementaires; l’examen de certains projets de loi, etc.

Ensuite, les heures qui suivront verront la remise de la lettre de démission du Premier ministre et de son gouvernement au Président de la République IBK.

S’il s’avère que l’actuel Premier ministre, Oumar Tatam LY, sera reconduit, rien n’est sûr pour ces ministres, choisis par le Président Ibrahim Boubacar KEITA alias IBK, sur sa proposition, sur la base d’autres critères, mais non pour leur appartenance à un parti politique.

Comme on le sait, le souhait de chacun de ces ministres c’est d’être reconduit à son poste pour continuer «à servir son pays à un si haut niveau».

Malheureusement, ce vœu ne sera pas exhaussé, car certains seront remplacés, comme ils ont remplacé d’autres, et ainsi de suite.

Pour la formation du second gouvernement, toujours sous l’égide du Premier ministre OTL, la hantise est réelle tant dans le camp du parti présidentiel (RPM) que chez ces alliés politiques.

Ces derniers, pour témoigner leur soutien et accompagnement à IBK et son action gouvernementale, ont créé la vendredi dernier, un groupe parlementaire, avec 26 députés, venant de 11 partis politiques, à savoir: Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba: avec 4 députés); Alliance pour la république (APR:1 député); Alliance pour la solidarité (ASMA-CFP: 3 députés); Congrès national d’initiative démocratique (CNID-FYT: 2 députés); Convergence pour le développement au Mali (CODEM: 5 députés); Convention sociale-démocrate (CDS: 2 députés); Mouvement pour l’indépendance, la renaissance et l’intégration africaine (MIRIA: 2 députés); Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR: 3 députés); Union pour la démocratie et le développement (UDD: 1 député); Union malienne- Rassemblement démocratique africain (UM-RDA Faso Jigi: 2 députés); et YELEMA: 1 député).

Dans ce regroupement politique qui s’adjuge par son nombre de députés la 2è place à l’Assemblée nationale, après le RPM et devant les partis politiques URD (17 députés) et ADEMA (16 députés) quatre présidents de parti, en l’occurrence celui de ASMA-CFP, Soumeylou Boubèye MAIGA, de UM-RDA, Moussa Bocar DIARRA; de UDD, Tieman Hubert COULIBALY, et de YELEMA, Moussa MARA, sont ministres.

Selon certaines discrétions (si elles s’avèrent vraies), le nombre de ministres serait réduit de 34 à 30.

Les mêmes sources indiquent que le quota du RPM serait revu à la baisse.

D’après d’autres sources, il ne serait pas exclu de voir de nouveaux présidents de parti (même si d’ailleurs tous sont intéressés) faire partie du prochain gouvernement.

Maintenant la question qui se pose, c’est de savoir à la place de qui. En déduction du quota du RPM ou en remplacement d’anciens présidents de partis ?

Wait and see !

Par Sékou CAMARA

Source: Info-Matin