Le 18 août 2020, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, élu en 2013, est renversé par un putsch après des mois de crise politique.

 

Deux ans après la chute du pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le respect de la souveraineté du Mali semble être désormais, la ligne de conduite des autorités militaires de la transition. Ces dernières ont fait le choix, sur le plan sécuritaire, de se rapprocher des paramilitaires russes au détriment des forces françaises.

Almoustapha Yattara, un jeune ressortissant du nord du Mali, estime qu’il y a des changements positifs sur le plan sécuritaire.

On a remarqué une montée en puissance de l’armée. Les FAMa, les forces armées maliennes ont pris le dessus vraiment face à certaines réalités dont le péril terroriste qui pèse sur le Mali. Sur le plan sécuritaire, on pourrait estimer qu’il y a eu un changement “, estime Almoustapha.

Des attentes à combler

Mais, pour Sidi Modibo Dembélé, enseignant, nombre d’attentes restent à combler.

Il faut que les successeurs d’IBK réfléchissent à créer des emplois pour nous les jeunes. Pour que cela puisse au moins freiner le départ des jeunes vers le terrorisme. Il faut qu’on se le dise clairement, c’est par manque d’emploi que beaucoup de nos semblables s’engagent dans les groupes terroristes pour au moins gagner le pain quotidien“, dit Sidi Modibo Dembélé.

Bilan mitigé

Mamedy Dioula Dramé, du mouvement Waati, une organisation de la société civile, estime pour sa part, que le bilan demeure mitigé.

Sur le plan politique, nous avons assisté à un deuxième putsch, à la fin de la coopération militaire entre le Mali et la France, au retrait du Mali du G5 Sahel, à la suspension de Rfi et de France 24, à l’expulsion de l’ambassadeur de France au Mali. Sur le plan militaire, il y’a eu une dotation significative des forces armées, notamment en armement aérien. Sur le plan sécuritaire, il y’a eu Dialassagou, Tessit ou encore Ménaka. S’agissant des scandales, on peut noter le dossier des logements sociaux. Normalement, après un tel scandale, des têtes devraient tomber. Mais hélas !”, affirme l’activiste malien.

Deux ans après la fin du règne d’IBK, les maliens ont les yeux rivés sur la date de l’élection présidentielle prévue en principe en février 2024, mais la nouvelle loi électorale ne fait pas pour l’heure l’unanimité. Le flou demeure aussi sur les intentions du colonel Assimi Goïta.

Le 9 janvier 2022, la Cédéao avait fermé ses frontières avec le Mali et lui avait imposé un embargo, sanctionnant le report des élections présidentielle et législatives prévues le 27 février. L’embargo sera levé en juillet 2022.

Les nouveaux dirigeants assurent quant à eux, qu’ils ne sont pas là pour rester. Ils promettent une “refondation” de l’Etat.

Source : DW

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