En élargissant les compétences de l’ancien ministère de la Réconciliation nationale et en l’érigeant en ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le gouvernement de Transition, sous la conduite du Premier ministre de Transition le Dr Choguel MAÏGA, avait dévoilé ses ambitions et presque décliné son Plan d’action.

 

Un mois après la mise en place du Gouvernement, c’est un grand ouf de soulagement pour les victimes dont certaines avaient cessé d’espérer obtenir un jour Justice et réparation.
Ce qui est désormais un acquis depuis ce 23 juillet avec cette décision historique que le Gouvernement a pris dans le sens d’accorder réparation à toutes les victimes des crises de 1960 à nos jours.
Conformément aux hautes orientations du président de la Transition, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale a soumis et fait adopter ce vendredi 23 juillet 202, lors du Conseil des ministres ordinaire, le document de Politique nationale de Réparation en faveur des victimes des crises au Mali depuis 1960 et son Plan d’action 2021-2025.
Dans sa communication devant le Conseil, le Colonel-Major Ismaël WAGUE a expliqué que de son indépendance à nos jours, le Mali a connu des crises multidimensionnelles caractérisées par des violences qui ont causé aux individus, aux groupes d’individus et aux communautés des préjudices corporels, matériels ou économiques, culturels ou cultuels et créé chez les victimes un besoin de justice et de réparation.
Pour dépasser ces crises, a rappelé le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Gouvernement a adopté en 2012, la Politique Nationale de Justice Transitionnelle en vue d’établir la vérité, de rendre la justice, de réparer les préjudices causés aux victimes et de permettre la réconciliation nationale.
Le Colonel-Major Ismaël WAGUE a expliqué toutefois que la Politique nationale de Réparation est complémentaire aux autres mécanismes de justice transitionnelle et son effectivité dépend des efforts en matière de recherche de la vérité, de poursuites pénales et de réformes institutionnelles.
L’objectif général de la Politique nationale de réparation, selon le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, est de restaurer la dignité des victimes en leur accordant par voie administrative des réparations pour les préjudices qu’elles ont subis.
Elle prévoit plusieurs types de réparation à savoir la restitution, l’indemnisation financière, la réadaptation, les mesures de satisfaction ou mesures symboliques et les garanties de non-répétition des violations.
Elle prend en considération la condition des femmes, des enfants et des personnes en situation de vulnérabilité.
La Politique nationale de réparation en faveur des victimes des crises au Mali sera mise en œuvre à travers des Plans d’action quinquennaux.
Le coût de la réalisation des activités prévues dans le Plan d’Action 2021-2025, selon le communiqué du conseil des ministres, est évalué à 65 milliards 467 millions de francs CFA. Il sera financé par l’Etat et les partenaires techniques et financiers.

Source : Info-Matin

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En élargissant les compétences de l’ancien ministère de la Réconciliation nationale et en l’érigeant en ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le gouvernement de Transition, sous la conduite du Premier ministre de Transition...