Pour une opération de charme afin de subjuguer les nombreuses critiques qui l’assaillent ces derniers temps, c’est vraiment raté car en lieu et place de « vérités » comme annoncé, IBK a semé davantage le doute dans l’esprit des Maliens. En effet, c’est un homme déconnecté des réalités de son pays qui se révèle à travers son propos. Dans cette interview, IBK reconnaît (enfin !) que Tomi Michel, surnommé par la presse française « le parrain des parrains » est plus qu’un ami parce que « leurs deux familles se
fréquentent ». Mais, précise-t-il, « il n’a jamais été question d’argent entre eux ». Mais un peu plus loin, pressé par le journaliste, il admet avoir loué un avion d’Afrijet, une propriété de Tomi Michel. Hum…

 

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En plus, allez y demander aux Maliens de Côte d’Ivoire ce que le président IBK leur avait dit en les rencontrant après la parution de l’article du journal Le Monde qui faisait allusion à ses relations avec le «parrain des parrains». Si IBK n’a rien à se reprocher, il était plus simple pour lui de s’adresser aux Maliens selon les mêmes termes que ceux utilisés lors de l’interview aussitôt après la parution du journal Le monde, au lieu de s’agiter à brandir la menace d’une plainte dont on sait qu’elle ne sera pas déposée. Et pour cause ! Nous prenons acte qu’il n’y a jamais eu une affaire d’argent entre Tomi Michel et lui, mais l’avenir est le meilleur juge et il faudra qu’il se rappelle bien son propos le moment venu, parce que certainement nous y reviendrons. Mais en attendant, les Maliens de Côte d’Ivoire sont étonnés d’apprendre aujourd’hui que celui qu’il ne connaissait pas, à savoir Tomi Michel, est devenu enfin son ami.
En plus, interrogé sur les raisons qui ont fait partir Oumar Tatam Ly du gouvernement, IBK donne une réponse évasive et à travers des mots qui prouvent bien sa gêne par rapport à cette question. Mais tout le monde connaît les divergences profondes ayant provoqué le clash entre son ex-Premier ministre et lui. Divergences sur les méthodes et les principes. Avec d’une part la pesanteur de la famille et des proches dans la gestion des affaires publiques et d’autre part le saccage des ressources financières du pays à travers des marchés de gré à gré. Tels sont les vrais mobiles de la démission de l’ex-Premier ministre Oumar Tatam Ly.
Quand IBK dit lui-même – avec beaucoup de modestie certainement- qu’il dérange parce qu’il est « un homme singulier qui ne parle pas le français petit nègre et qui n’est pas fâché contre le subjonctif …». Il doit indemniser fortement les griots qui risquent d’aller au chômage à ce rythme-là. Mais il confirme tout simplement que c’est un président complètement en déphasage avec son peuple qui recherche chez un homme d’Etat des qualités autres que celles-ci.
Maîtriser le français importe peu pour les Maliens d’ailleurs reconnus comme très fiers de leurs langues et de leur tradition. Ce que les Maliens veulent, ce n’est pas un théoricien encore moins un rhétoricien. A la place, ils veulent un président intègre, qui comprend parfaitement les rouages de l’économie pour sortir le pays de la crise. Surtout, un chef d’Etat imbu des qualités d’un très bon gestionnaire des finances publiques pour éviter tout saccage des maigres ressources du pays. Mais comme

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IBK est trop « modeste » , il ne peut s’empêcher –au lieu de s’auto-flageller- de s’auto-glorifier d’une manière éhontée. Par ailleurs, après cette interview, il se trouve des gens qui doivent demander publiquement pardon aux Maliens. Il s’agit des répondeurs automatiques programmés uniquement pour nier l’évidence. Ils avaient dit haut et fort que le marché de gré à gré donné à Kagnassy pour la
fourniture d’équipements destinés à l’armée n’existait pas. IBK dit bien le contraire dans Jeune Afrique. Un cinglant démenti pour ces répondeurs automatiques qui malheureusement n’en ont cure. Désormais, ce qui les intéresse, pour certains, c’est l’enveloppe remplie de billets de banque qui puent la corruption à mille lieues. Pour d’autres, ils sont obligés de vendre leur âme à ceux qui leur ont permis de construire ou de finir leurs maisons dont les chantiers tardaient à finir. Tout cela sur le dos du citoyen malien qu’ils croient manipuler. La bonne graine est désormais identifiée parmi l’ivraie.
En outre, IBK affirme avoir nommé Sidi Kagnassy au poste de conseiller spécial pour faire appel à son expertise en matière d’ingénierie financière. Justement, Sidi aurait géré cet aspect pour le marché d’armement, selon lui. D’accord, M. le Président ! Mais pourquoi le contrat a-t-il été signé entre le ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga au nom de l’Etat malien
et le même Sidi Mohamed Kagnassy en tant que directeur général de Guo Star, donc fournisseur ? C’est une vraie reconnaissance d’un délit d’initié que laissent apparaître les mots du président de la République. L’histoire retiendra…
Arrêtons-nous en là car en ce qui concerne le népotisme reproché au régime il n’y aura pas de réponse convaincante car les faits sont là et les Maliens détiennent la liste de tous ceux qui sont concernés, avec la précision des liens dans la famille. C’est tout simplement scandaleux et dans les rues de Bamako, on a tôt fait de changer le slogan « Le Mali d’abord » par « La famille d’abord ».
IBK dit que son père a été le premier fondé de pouvoir de la banque du Mali qui, à notre connaissance n’a jamais existé. La banque de la République du Mali a bel et bien existé du 1er juillet 1962 au 1 er mars 1968. Elle servait de banque d’émission et de développement. Alors de quelle banque parle monsieur le Président ? Nous savons que le régime IBK a des entrées à Jeune Afrique parce qu’il compte en son sein un ancien collaborateur de ce journal. Mis de là à en abuser…
La meilleure communication pour IBK, d’ailleurs, c’st de parler moins et d’agir plus pour convaincre les Maliens qui ne l’écoutent même plus. En effet, dans les familles, on commence à user des boutons de la télécommande pour zapper, dès que sa tronche apparaît à l’écran. Il faut laisser les ministres et autres responsables administratifs aller au charbon et lui ne devrait faire une sortie que lorsque c’est nécessaire. Comme cela se dit dans le jargon administratif, il doit user de fusibles. Mais hélas, c’est lui qui parle en premier lieu et déclare 17 milliards FCFA pour l’achat de l’avion et devant les députés, son Premier ministre le rectifie pour déclarer 20 milliards. Une triste inversion des rôles et une faute grave de communication comme en commet le régime tous les jours.
A.D.

Sphinx

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Pour une opération de charme afin de subjuguer les nombreuses critiques qui l’assaillent ces derniers temps, c’est vraiment raté car en lieu et place de « vérités » comme annoncé, IBK a semé davantage le doute dans l’esprit des Maliens. En effet, c’est un homme déconnecté des réalités de...