La justice malienne est appelée à poursuivre les responsables de faits de corruption connus et inconnus du grand public. Des têtes ont déjà commencé à tomber avec l’arrestation de certains hauts responsables du pays impliqués dans des détournements d’argent sous le régime d’IBK. Mais il y a des dossiers en souffrance sur la table du procureur anticorruption.

 

 

L’un est un grand scandale financier à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) dont les responsables sont loin d’être inquiétés. L’affaire porte sur des milliards de nos francs. Il y a aussi le scandale autour du marché des engrais frelatés de 2015. Malgré la gravité de l’affaire et les montants concernés, aucun responsable de ce braquage des deniers publics n’a été entendu. Le ministère du Développement rural chargé de l’Agriculture à l’époque est pointé du doigt.

Le troisième est un marché de gré à gré de l’office du Niger. C’est un ancien ministre du clan IBK, un baron du RPM qui est soupçonné d’avoir bénéficié de ce scandale. En cause, un conflit d’intérêt, un délit d’initié selon certains.

En quatrième position, le marché d’acquisition des aéronefs de l’armée. Au moment où les soldats mouraient par centaines sur le front en combattant les terroristes, ce scandale a éclaté. De hauts responsables de l’armée ont été dénoncés dans cette affaire pour avoir livré du matériel ancien au prix du neuf. Certains de ces appareils n’ont jamais pu décoller depuis qu’ils ont été acquis par l’armée malienne.

Le marché de la rénovation et de l’équipement de Gabriel Touré peut être cité en 5è position. En 6è position, les 3 milliards volatilisés au Ministère des finances. En 7è position, l’affaire du projet Soundjata, un scandale autour de l’investissement public-privé. Le promoteur voulait investir 50 milliards de F CFA dans l’énergie solaire, mais son rêve est devenu un cauchemar à cause de la corruption des élites.

Au 8è rang, il y a le dossier du conseil régional de Kayes qui a abouti à l’arrestation de personnalités de la région. Il y a aussi les milliards disparus au ministère de l’Agriculture dans d’autres scandales qui peut être cité en 9è position. En dixième position, le dossier de 741 milliards de Fcfa détournés et qui alimentent la colère des partenaires techniques et financiers.

Mais les scandales financiers ne se limitent pas à ses dossiers sur lesquels la justice doit se prononcer. On parle beaucoup du dossier du rapport 2018 du BVG faisant état de 10 vérifications effectuées dont 7 dossiers transmis à la justice.  Plusieurs services sont éclaboussés : l’ambassade du Mali à Ouagadougou (irrégularités financières de 1.836.065.838 F CFA), l’ambassade du Mali à Abidjan (le montant total des irrégularités financières constatées s’élève à 166.287.446 F CFA).

Il y a également dans ce rapport l’ambassade du Mali à Madrid (le montant total des irrégularités financières constatées s’élève à 51.047.885 F CFA), le Consulat général du Mali à Douala (le montant des irrégularités financières s’élève à 133.687.909 F CFA) ; l’ambassade du Mali à Rome (284.151.956 FCFA ).Dans le même rapport, il y a la Direction nationale de la santé (77,4 millions d’achats de carburant non justifiés) ; la pharmacie populaire du Mali (24,9 millions non justifiés) ; l’aéroport du Mali(plus de 2 milliards volatilisés).

Nous reviendrons minutieusement sur chacun des dossiers dans nos prochaines éditions  

Source : La Sirène

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 La justice malienne est appelée à poursuivre les responsables de faits de corruption connus et inconnus du grand public. Des têtes ont déjà commencé à tomber avec l’arrestation de certains hauts responsables du pays impliqués dans des détournements d’argent sous le régime d’IBK. Mais il y a des dossiers en...