Dans le but de réclamer pour l’ancien Premier ministre une évacuation sanitaire en dehors du Mali, le Bureau politique national de l’Alliance pour la solidarité au Mali- Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP) a organisé, ce samedi 8 janvier 2022, un point de presse au siège du parti à N’Tommikorobougou. Cette sortie médiatique des responsables de l’ASMA-CFP fait suite au sit-in organisé par ses partisans, la veille, devant la Cour Suprême de Bamako.

 

Le point de presse était animée par le Secrétaire général du parti, Issa DIARRA, qui avait à ses côté, les vice-présidents Abderahmane KORERA et Kissima MANGANE, ainsi que Abidina KAREMBE, Président du Mouvement national des jeunes de l’ASMA-CFP.
Mobilisation
En organisant ce point de presse, les proches et partisans veulent informer l’opinion nationale et internationale de la situation gravissime qu’est la détérioration de la santé du Président du Parti ASMA-CFP, M. Soumeylou Boubèye MAIGA, qui va de mal en pis. Aussi, s’agit-il d’attirer l’attention des plus hautes autorités de la Transition, plus précisément le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, les Présidents des différentes Institutions du Mali, les leaders politiques et religieux, les Familles fondatrices de Bamako, de ce qui ressemble, à leur avis, à « un assassinat programmé ».
Avec la détérioration de son état de santé, il a été transféré dans une clinique de santé privée de Bamako où il suit un traitement, a-t-on rappelé.
Dans son certificat médical qui a fuité sur les réseaux sociaux, son médecin traitant appelle à son évacuation vers d’autres pays, soutient-on dans le même point de presse.
Car, le Mali, selon lui, ne dispose pas de plateau médical adéquat pour sa prise en charge.
Cette information qui a fortement inquiété les proches de Soumeylou Boubèye Maïga, qui a, selon eux, perdu plus de 25 kilos.
L’un de ses porte-parole a affirmé qu’il ne lui resterait plus que deux mois à vivre selon son médecin « s’il n’est pas assisté médicalement ».
Dans sa déclaration liminaire, le secrétaire général du parti ASMA-CFP, Issa DIARRA, a souligné que depuis l’arrestation du président Soumeylou Boubèye MAIGA, le 26 août 2021, la Direction du Parti n’a cessé de dénoncer ses conditions de détention.
Au cours de plusieurs rencontres, a-t-il expliqué, « nous avons sollicité de conditions de détention mieux adaptées à son âge et à son état de santé que nous savions fragile ».
Malheureusement, a-t-il déploré, toutes les démarches et sollicitations entreprises ont été vouées à l’échec.
«Ce que nous craignions a fini par arriver, à savoir la grave dégradation de son état de santé», s’est plaint Issa DIARRA, avant d’ajouter que le parti se félicite de son transfert à la clinique Pasteur.
Malgré ce transfert, force est de reconnaitre, selon le conférencier, que l’état de santé de M. MAIGA continue de se dégrader sérieusement, comme l’atteste le certificat médical établi par le médecin traitant.
«Au demeurant, l’existence d’un plateau technique adapté pour son cas exige une évacuation médicale d`urgence, étant entendu que le pronostic vital du patient est engagé à court terme», a-t-il justifié.
Il ressort de son propos que ledit certificat a été envoyé au Premier ministre, au ministre de la Justice, à celui de la Défense et au Directeur National de la Santé (DGHSP) qui, jusqu’au moment où se tenait ce point de presse, n’ont daigné donner la moindre suite à cette requête du praticien.
Pour Issa DIARRA, il est évident de constater qu’aucune disposition n’a été prise pour son évacuation.
Le mutisme coupable
«Ce mutisme coupable nous fait comprendre que ceux qui sont en mesure de prendre la décision de l’évacuation de Soumeylou Boubèye MAIGA, dont le pronostic vital est engagé, jouent la montre, rivalisent de diversions pour laisser le prévenu mourir», a-t-il accusé.
«Croyez-moi, il va très mal. Aujourd’hui, l’homme a perdu plus de 20 kilos, il ne dort plus, ses yeux jaunis et enfoncés, une démangeaison généralisée donnent un tableau clinique des plus inquiétants, ne présageant absolument rien de bon», a-t-il juré la main sur le cœur.
Face à cette situation, l’ASMA tire la sonnette d’alarme.
Quoi qu’il arrive, le parti, de l’avis de son Secrétaire général, Issa DIARRA, ne compte plus rester attentiste d’autant plus que chaque heure qui passe apporte son lot de complications à l’état du patient.
Au regard de la loi, un détenu ou un prévenu n’a pas droit à la santé, s’est interrogé le conférencier qui en appelle à l’expertise des hommes de droit, des associations de défense des droits humains afin qu’ils se prononcent sur ce cas précis.
Pour lui, ce refus des autorités est attentatoire aux principes sacrosaints de l’intangibilité des droits de la personne humaine, le droit à la santé, le droit à la vie.
D’ailleurs, le conférencier se demande qui a intérêt à ce que Soumeylou ne se rétablisse pas, pour qu’enfin la vérité se manifeste.
«Notre vœu le plus ardent est de voir notre président recouvrer sa santé pour lui permettre de faire face à la justice de son pays », a-t-il assuré.
Le Colonel GOITA
interpelé
«Nous demandons au président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA, garant de notre Constitution qui dispose que la vie humaine est sacrée et que nul ne peut attenter impunément à la vie d’un citoyen malien, de prendre ses responsabilités pour ne pas avoir sur la conscience un drame qu’il peut encore éviter», a-t-il plaidé.
« Soumeylou Boubèye MAIGA est en danger de mort et il est du devoir de nos gouvernants de l’assister sans condition, sans tergiversation aucune, la vie humaine étant sacrée», a alerté Issa DIARRA.
Il a profité de cette tribune pour attirer l’attention de toutes les personnalités morales, politiques et religieuses du pays, sur l’état de santé très grave de M. Soumeylou Boubèye MAIGA, sur l’urgence de son évacuation.
«Au regard de cette situation qui n’honore ni la justice, ni le droit, encore moins les valeurs de solidarité qui incarnent la société malienne, la Direction du Parti appelle à la mobilisation tous les militants et sympathisants de l°ASMA-CFP, tous les amis de Soumeylou Boubèye MAIGA à engager, dans le respect des textes, toutes initiatives allant dans le sens de son évacuation immédiate pour enfin recevoir les soins appropriés», a-t-il lancé.
Pour rappel, SBM a été placé sous mandat de dépôt depuis le 26 août 2021 par la Cour Suprême du Mali.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : Info-Matin

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Dans le but de réclamer pour l’ancien Premier ministre une évacuation sanitaire en dehors du Mali, le Bureau politique national de l’Alliance pour la solidarité au Mali- Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP) a organisé, ce samedi 8 janvier 2022, un point de presse au siège du parti à N’Tommikorobougou....