Le premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga, a exprimé, devant le médiateur de la CEDEAO Goodluck Jonathan, son inquiétude quant à l’organisation des élections générales au Mali sans des réformes nécessaires. C’était hier, lundi 6 septembre 2021, lors d’une rencontre à la primature.

Si la CEDEAO souhaite que la transition organise les élections générales sans les réformes politiques et institutionnelles envisagées par le gouvernement du Mali, le premier ministre Choguel Kokalla Maïga trouve l’idée très dangereuse pour le Mali.

En effet, le chef de la mission de la CEDEAO pour la gestion de la crise du Mali en visite à Bamako depuis dimanche, a été reçu hier, lundi 6 septembre 2021, par le premier ministre en présence des ministres de la Refondation, de l’Administration Territoriale, de la Réconciliation, des maliens de l’extérieur et du ministre délégué chargé des Réformes politiques et institutionnelles. C’était l’occasion pour le chef du gouvernement d’exposer à la délégation le point de l’évolution de la Transition. Après avoir informé ses hôtes de l’adoption de Plan d’Action Gouvernemental, le chef du gouvernement de transition a exprimé ses attentes en faveur de la CEDEAO. « Les autorités de la Transition entendent tirer les enseignements des précédentes crises qu’a connu le Mali en engageant les réformes nécessaires, en engageant la lutte contre la corruption et l’impunité et en œuvrant pour améliorer la sécurité sur l’ensemble du Territoire sans oublier le front social à apaiser au prix d’importants efforts. Le Premier ministre a rappelé la soif des Maliens qui a nourri les manifestations de 2020 : soif de sécurité, soif de justice, soif de réformes », a-t-on lu sur la page Facebook de la primature.

La CEDEAO tient au respect de la durée de la transition comme les prunelles des yeux. Elle propose aussi à ce que les reformes soient faites par un pouvoir légitime. Un avis que le premier ministre Choguel Kokalla Maïga ne partage pas. Selon ce dernier, « aller aux élections sans aucune réforme est suicidaire ». Aussi, apprend-on, le premier ministre

a rassuré ses hôtes que toutes les reformes que son gouvernement envisage seront faites dans l’inclusivité. « Le Médiateur et sa délégation ont souhaité des détails sur le chronogramme des opérations électorales, qui seront fournis par les futures Assises Nationales, a souligné le Premier ministre », a indiqué la primature du Mali.

Il faut rappeler que la classe politique, notamment le cadre d’échange regroupant plusieurs groupements et partis politiques, exige aussi le respect de la durée de la Transition. Pourtant, certaines réformes dont la création de l’organe unique de gestion des élections, la révision de la charte des partis politiques, la révision du code électoral…sont considérées comme nécessaires par certains acteurs dont le premier ministre.

Boureima Guindo

Source: LE PAYS

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Le premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga, a exprimé, devant le médiateur de la CEDEAO Goodluck Jonathan, son inquiétude quant à l’organisation des élections générales au Mali sans des réformes nécessaires. C’était hier, lundi 6 septembre 2021, lors d’une rencontre à la primature. Si la CEDEAO souhaite...