La 2ème assemblée générale du Réseau des compétences électorales francophones (RECEF) s’est ouverte hier, mardi 21 janvier au centre international des conférences de Bamako. Cette rencontre des experts électoraux des pays membres de la francophonie a débuté sous la présidence du Premier ministre Oumar Tatam Ly en présence du président du RECEF, le patron de la Délégation générale aux élections, le Général Siaka Sangaré. Le chef du gouvernement s’est, à cette occasion, félicité de la bonne tenue des dernières élections au Mali avant de reconnaître que  » notre système électoral est perfectible… ».

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Le Premier ministre Oumar Tatam Ly a insisté sur la professionnalisation des organes de gestion des élections dans nos pays pour leur donner une plus grande efficacité. La tenue d’élections libres, transparentes et démocratiques dans nos pays, a souligné le chef du gouvernement, est un défi de taille pour accélérer le processus de démocratisation et propulser les efforts de développement des différents pays. « Nous sommes convaincus que notre système électoral est perfectible dans le but d’accroître l’appétit des citoyens à aller aux urnes « , a-t-il déclaré.

 

 

Il s’est dit honoré par la tenue de cette rencontre de haut niveau des spécialistes des questions électorales à Bamako d’autant que la capitale malienne a servi de cadre à la déclaration du 3 novembre 2000 relative à la promotion de la démocratie.

Pour sa part, le président du RECEF, le Général Siaka Toumani Sangaré  a rappelé que c’est en août 2011, à Québec au Canada qu’a été créé le RECEF en vue de mutualiser les savoirs et les expériences positives en matière de gestion des opérations électorales à travers la création d’un réseau. Ses missions principales sont : favoriser la tenue régulière d’élections libres, transparentes et crédibles, favoriser le professionnalisme par la formation, l’échange d’expériences et de bonnes pratiques, promouvoir la pleine participation des citoyens aux scrutins, encourager la recherche relative aux élections, établir et approfondir des partenariats avec toute institution ayant des fins compatibles avec celles du RECEF, réfléchir aux nouveaux enjeux électoraux et aider les membres à y faire face.

 

 

Pour le général Siaka Sangaré, malgré les nombreuses activités menées par le réseau, de nombreux défis meublent l’avenir du RECEF. Il s’agit de la restauration de la confiance des acteurs dans les processus électoraux, socle de la participation des citoyens aux scrutins et l’acceptation des résultats. S’y ajoutent la consolidation des structures électorales et le financement de la vie politique et des élections, la sécurisation et la transmission des résultats électoraux, le règlement harmonieux des contentieux électoraux.

 

 

 

Le représentant du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a insisté sur le rôle fondamental que les experts électoraux doivent jouer dans la consolidation de la démocratie.

 

Bruno D SEGBEDJI

SOURCE: L’Indépendant