Dimanche, les Chefs d’État de la CEDEAO se sont penchés sur la situation au Mali et en Guinée Konakry.

Dans les résolutions, comme on peut bien le constater, l’organisation sous-regionale a pris des sanctions individuelles à l’endroit des autorités de la transition et les points saillants sont : gel des avoirs et interdiction de voyage.

Dans les coulisses, nous apprenions des faits majeurs : la prorogation de la transition actée et le départ de Choguel du poste Premier Ministre validé.

« Par rapport à la résolution de la CEDEAO, la prolongation de la transition est actée auprès de l’instance mais ils souhaitent connaître la nouvelle configuration et le délai pour se prononcer définitivement sur la question…et aussi leur souhait réel est le départ du PM », nous confie une source.

Pour le moment, Bamako ne s’est pas prononcé sur les résolutions du dernier sommet.

Avant le sommet, deux membres influents de la transition, Colonels Sadio Camara et Malick Diaw étaient allés à la rencontre des chefs d’État. Les motivations de ces déplacements ne sont pas officiellement connues mais selon des indiscrétions, ils sont allés plaider la cause du Mali afin de bénéficier de circonstances atténuantes. Et les retombées sont là. Le fait que le peuple malien a été épargné des sanctions, mais aussi les informations officieuses discutées et validées dans les coulisses.

Le Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga fait face à plusieurs fronts. Le divorce entre lui et la Cedeao est perceptible depuis la lutte du M5 RFP pour la chute d’IBK.

Depuis son arrivée à la Primature, il est considéré aux yeux du reste du monde comme celui qui, à travers ses visions politiques, isole chaque jour le Mali. Pour preuve, son discours à la tribune des Nations unies et les révélations faites sur la France pour sa collusion avec des groupes armés au Nord du Mali.

Dans la capitale malienne, Choguel fait face à un véritable front composé majoritairement par la classe politique de l’ancienne majorité présidentielle et une partie de la société civile parmi laquelle la CMAS de l’imam Mahmoud Dicko.

Malgré cette forte pression pour diverses raisons, le calme olympien règne au niveau de la Primature. Choguel et ses hommes travaillent d’arrache-pied pour la tenue des Assises Nationales de la Refondation dont les conclusions, aux dires des autorités, détermineront la durée de la transition.

Alors, ce qui mérite d’être éclairci, comment les choses se passeront compte tenu du fait que la CEDEAO accepte la prolongation de la transition, mais cherche la tête de Choguel ? Les Militaires donneront-ils un avis favorable à cette sollicitation ?

Les jours à venir nous en diront plus.

Keletigui Danioko

Source: LE PAYS

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