Issa Kaou N’Djim, 4e Vice-président du Conseil national de transition (CNT) du Mali, a accordé, mardi 25 mai 2021, un entretien à des médias nationaux et étrangers sur la situation politique du pays. Au cours de cette séance d’information, M. Djim a évoqué les raisons de l’arrestation de l’ex-président Bah Ndaw et de son Premier ministre Moctar Ouane, lundi 24 mai. Une arrestation qui a conduit à leur démission. Selon le président de l’Appel Citoyen pour la Réussite de la Transition (ACRT, FASO KA WELE), il s’agit d’un « processus de redressement » et non pas un coup d’État.

 

Après leur arrestation, lundi 24 mai 2021, le Président de transition et son Premier ministre ont été déchargés, mardi 25 mai, de leurs prérogatives par la junte militaire. Un jour après, mercredi 26 mai 2021, Bah Ndaw et Moctar Ouane présentent leur démission alors que des émissaires de la Cédéao étaient au Mali pour tenter de décrisper la situation.

« Trahison de la Charte de transition »

Au cours de notre entretien avec Issa Kaou N’Djim, mardi dernier, depuis son bureau du CNT, celui-ci n’a pas manqué à indiquer que le Président Bah N’Daw commençait à prendre des décisions unilatérales. Le président de l’ACRT a évoqué surtout la reconduction du Premier ministre Moctar Ouane après la démission de celui-ci ainsi que de son gouvernement, vendredi 14 mai 2021. Mieux, précise-t-il, il le charge de la formation d’un nouveau gouvernement, sans consulter le Vice-président, Colonel Assimi Goïta.

Outre cela, a-t-il souligné, dans la Charte de transition, toutes les questions de Défense et de Sécurité sont confiées au Vice-président. Mais celui-ci n’a été ni consulté, quant à la nomination du ministre de la Défense et des Anciens Combattants ni pour celui de la Sécurité et de la Protection civile, indique M. Ndjim qui précise que « toutes les questions de défense et 

Constatant ainsi une « trahison de la Charte de transition » par les deux personnalités de l’exécutif, le Vice-président a, mardi 25 mai 2021, à travers un communiqué lu à la Télévision nationale par son Conseiller spécial, mis Bah Ndaw et Moctar Ouane « hors de leurs prérogatives. »

Appel à l’union

Selon Issa Kaou N’Djim, ce geste du colonel Goïta est un « processus de redressement ». « Ce qui s’est passé au Mali est un processus de redressement » et non un coup d’État, a-t-il précisé. Avec le M5, on dira qu’il s’agit d’une « rectification de la transition ». M. Ndjim estime que cet acte montre à suffisance qu’Assimi Goita est un « patriote imperturbable ». Il lance donc, en tant que politique, un appel à l’union afin de sauver le Mali.

Notons qu’après la démission de Bah Ndaw et de Moctar Ouane, mercredi 26 mai 2021, Assimi Goïta, prenant les choses en main, poursuit les concertations pour la nomination d’un Premier ministre et la mise en place d’un gouvernement. Il rassure néanmoins que le chronogramme des élections sera respecté. Malgré tout, les condamnations de ce « coup de force » fusent de partout.

Bakary Fomba

Source : Sahel Tribune

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Issa Kaou N’Djim, 4e Vice-président du Conseil national de transition (CNT) du Mali, a accordé, mardi 25 mai 2021, un entretien à des médias nationaux et étrangers sur la situation politique du pays. Au cours de cette séance d’information, M. Djim a évoqué les raisons de l’arrestation de l’ex-président Bah Ndaw et de...