En pleine crise entre Bamako et Paris, le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a dénoncé le rôle ambigu de la France vis-à-vis des anciens rebelles du MNLA. Ces accusations graves se basent-elles sur des faits ?

 

À l’heure de faire le bilan de huit années de présence française au Mali, des traumatismes ressurgissent. Dans un entretien qu’il nous a accordé le 17 octobre, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a porté des mots accusateurs envers la France, qu’il tient pour responsable de l’instabilité dans son pays.

« La situation dans le centre du Mali est la conséquence directe de la manière dont a été gérée la rébellion. La faute originelle est d’avoir créé une enclave au nord du Mali au sein de laquelle des terroristes se sont organisés pendant des années », dénonce Choguel. Il dit sans détour que « la France a créé une enclave gérée par la rébellion [la Coordination des mouvements de l’Azawad – CMA], à Kidal. Quand l’opération Serval est intervenue en 2013, les chefs terroristes Amadou Koufa, Iyad Ag Ghali et leurs talibés ont pris la route vers Kidal. Pourquoi la France ne les a pas bombardés ? Le sentiment de frustration des Maliens est lié à la conviction que la France a un agenda caché. »

Source : Jeune Afrique

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