La déclaration du gouvernement n’a pas mentionné la police ou le nom du Commissaire Divisionnaire, Oumar Samaké, arrêté et déferré à la maison d’arrêt puis relâché sous la pression des policiers en colère.

Le gouvernement malien de Transition a condamné, samedi, l’attitude des hommes armés en uniforme ayant obtenu par la force la libération du Commissaire divisionnaire, Oumar Samaké, arrêté vendredi, par la Justice malienne dans l’affaire des tueries des manifestations du 10, 11 et 12 juillet 2020.

“Des hommes en uniformes et armés sont descendus, vendredi, dans la rue pour manifester. L’acte est condamnable, si l’on en juge par la qualité des manifestants. C’est pourquoi le gouvernement tient d’abord à rassurer. Rassurer non seulement l’ensemble des forces de défense et de sécurité, mais également les civils qui se verraient en insécurité”, a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

“Dans le cadre de la lutte contre l’impunité, des interprétations sont en cours. Des citoyens sont convoqués par des juges. À l’issue, d’interrogatoires respectant les droits de la défense, les juges peuvent être amenés à prendre des mesures de mise en détention suivant la gravité des faits ou les nécessités de l’enquête. Sur ce point, le gouvernement demande à tout le monde de se rassurer”, a noté le gouvernement de Transition le document consulté par l’Agence Anadolu (AA).

“En particulier, que ceux qui ont manifesté, vendredi, sachent que le gouvernement ne veut leur nuire en quoi que ce soit. Ils relèvent d’une institution de la République et, pour cette raison, en tant que Citoyens, tous leurs droits seront respectés. Il leur incombe d’assurer l’ordre et la sécurité afin que, dans la sérénité, les populations s’adonnent à leurs activités dans le cadre du développement national”, note le communiqué.

En outre, le gouvernement a exhorté, les hommes en uniforme à remplir cette mission dans le dévouement, ajoutant que ce message vise également à exhorter au respect de l’autorité de l’État.

Le communiqué indique également, que le gouvernement a retenu, dans son programme d’action, la lutte contre la corruption et l’impunité. “Il ne saurait ni faiblir, ni fléchir, dans cette lutte”, a-t-il souligné.

“Une action est entamée au nom de l’instauration d’une gouvernance de rupture, d’une gouvernance vertueuse. Cette action sera menée à terme dans le strict respect des libertés, mais avec vigueur et fermeté. Chacun en ce qui le concerne est convié au succès de cette lutte. De ce succès dépend la crédibilité de nos institutions et la restauration de la confiance entre les autorités et les citoyens. Pour cette raison, il ne saurait être question de recul encore moins d’abandon”, a ajouté le gouvernement.

Le Commissaire Divisionnaire, Oumar Samaké, commandant de la FORSAT, a été inculpé et déferré à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako par la Justice malienne dans l’affaire des tueries des manifestants du « Mouvement du 5 juin et rassemblement des forces patriotiques » (M5-RFP) des 10, 11 et 12 juillet 2020 conduisant à la chute du régime du Président Ibrahim Boubacar Keïta.

Les différents corps de la police malienne se sont mobilisés pour obtenir la libération d’Oumar Samaké, quelques heures après son arrestation vendredi.

Le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM), le Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA) et l’Association Malienne de Droits de l’Homme (AMDH) ont condamné, samedi, avec stupéfaction la rébellion d’un groupe des membres des forces de l’ordre, lourdement armés et ayant orchestré, vendredi, l’”évasion” de la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako du Commissaire Divisionnaire Oumar Samaké, commandant de la Force Spéciale Anti-Terroriste (FORSAT).

 

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La déclaration du gouvernement n’a pas mentionné la police ou le nom du Commissaire Divisionnaire, Oumar Samaké, arrêté et déferré à la maison d’arrêt puis relâché sous la pression des policiers en colère. Le gouvernement malien de Transition a condamné, samedi, l’attitude des hommes armés en uniforme ayant obtenu par...