Pour la stabilité de l’Union pour la République et la démocratie (URD), les premiers responsables de cette formation doivent tout mettre en œuvre pour renouveler le plutôt que possible le mouvement national des femmes et celui des jeunes. Car, le climat de tension qui règne aujourd’hui dans le parti de la poignée de mains tire en partie sa source d’un désordre survenu  suite au retard accusé  dans le  renouvellement des mandats de ces mouvements, expirés depuis le mois mars 2021.

Ce quatrième congrès ordinaire toujours attendu devrait se tenir en mars dernier. Il a été reporté par la force des choses et reste toujours attendu. Au moment où personne ne parle du renouvellement de ces instances, curieusement, c’est la tenue d’un congrès extraordinaire du Bureau politique national qui intéresse certains. Mieux, pour des raisons inavouées, ils le réclament avec insistance dans une démarche à la limitd insolente ;e une fuite en avant.

Dans ce jeu politique suicidaire, il y a de cela quelques jours, constate-t-on, certains cadres du parti qui s’opposent à la gestion actuelle de la formation par le premier vice-président, Pr Salikou Sanogo, se sont livrés en spectacle. Ce, à travers un forcing de relecture des textes dans la perspective d’un congrès extraordinaire. Un prétendu congrès qui a d’ailleurs échoué plusieurs fois.

Des sources proches de l’URD, des éléments incontrôlés se cachent derrière cette forfaiture pour se passer aux yeux de l’opinion publique pour des victimes. Pire, crient-ils à la violation des textes, alors qu’il n’en est rien, selon un membre fondateur du parti.

A en croire cette source, la tenue de ce congrès extraordinaire devenue une question de vie ou de mort pour certains, en perte de vitesse, est acceptable. Mais, souligne-t-il, il faudra d’abord tenir le 4e congrès ordinaire des mouvements des femmes et des jeunes.

Le hic dans cette affaire rocambolesque dans la famille URD est de voir des proches de Soumaïla Cissé faire fi des réalités du parti et se mettent dans cette posture qui ne grandit ni eux ni leurs familles. Car, la loyauté fait non seulement partie des principes cardinaux de nos valeurs sociétales, mais aussi s’applique en la politique au malienne.

« Comment s’explique-t-il que des cadres de ce parti, malgré les mandats expirés des mouvements de jeunes et de femmes du parti depuis le mois de mars 2021, des instances aussi importantes du parti font fi de cet état de fait et scandent au même moment un congrès extraordinaire coûte que coûte, les yeux fermés », s’interroge un membre influent du bureau politique national URD.

Faut-il le rappeler, le parti de la poignée de mains tenait sa 7ème conférence nationale le 26 mars 2016, et le 2ème congrès ordinaire des mouvements de femmes et des jeunes, le 27 mars 2016. Ainsi, Abdrahamane Diarra et Mme Adjiwiarkoye Ramatoulaye Koné épuisaient leurs mandats de 5 ans, en mars dernier.

Décidément, le ridicule ne tue plus dans ce pays. Même dans cette situation d’irrégularité, ces deux personnalités aussi sont étiquetées d’être de mèche avec des gens qui pensent que le parti doit aller vers un congrès extraordinaire. Ce comportement de ces présidents s’appelle ‘’dormir dans une poubelle et tenter de balayer chez le voisin’’, ironise-t-on.

De toutes les façons, force est de reconnaître aujourd’hui que ces deux instances sont fortement secouées par le retard du renouvellement de ses membres. Pour le bureau de la jeunesse, nul besoin de rappeler les circonstances dans lesquelles a été élu l’actuel président. Mais, le rappel à Dieu de son 1er vice-président, Baba Sow de la commune V, a coûté énormément cher au parti de la poignée de mains.  Car, les démissions sont quasi-quotidiennes dans ces deux mouvements.

Madou COULOU

Source:  La Preuve

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