Pour avoir réagi à un audio du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, qui circulait sur les réseaux sociaux, Dr Oumar Mariko, président du parti SADI et ses coaccusés, Boubacar Camara et Bouba Fané ont été interpellés, placés en garde à vue, lundi au Camp I de Bamako, puis placés sous mandat de dépôt hier mardi 7 décembre, pour « injures grossières et enregistrement illégal ».

Dans un communiqué rendu public, le lundi, la direction du parti SADI et ses militants protestent contre cette arrestation de leur camarade et appellent les autorités à la retenue et à la protection des droits et libertés de tous les citoyens de la République. Mais, cela n’a rien changé. Dr Oumar Mariko et ses coaccusés dans cette affaire de réplique au Premier ministre ont été placés sous mandat de dépôt hier.

C’est une levée de boucliers chez les « démocrates » et défenseurs des droits de l’Homme. Et des leaders politiques d’horizons divers fustigent cet emprisonnement qui, est à leurs yeux, est une tentative d’embastillement des libertés démocratiques. Furieux par cet événement, plusieurs cadres et responsables politiques, dont les anciens de l’AEEM menacent de manifester pour, dit-on, préserver les acquis démocratiques, arrachés de haute lutte depuis mars 1991. En plus de Tiéman Hubert Coulibaly, Amadou Koïta, Babarou Bocoum, le secrétaire politique du parti SADI, l’ancien député Amadou Nanko Mariko, responsable de la Radio Kayira, Djiguiba Keïta dit PPR), secrétaire général du Parti pour la renaissance nationale (PARENA) crient haro sur le baudet. « Oumar Mariko a été interpellé au camp I, ils ont jugé nécessaire de le mettre en garde à vue, puis en prison. Oumar Mariko n’est pas n’importe qui…», a déclaré Babarou Bocoum, secrétaire politique du SADI. Certains acteurs politiques parlent d’une justice sélective, qui épargnent certaines prises de positions aussi répréhensibles (des appels à la violence, au racisme, des apologies du crime, etc) au détriment d’autres.

Les avocats, Mes Mamadou Ismaïla Konaté, Mariam Diawara et autres contestent la légalité de l’ensemble de la procédure, « qui viole les règles de droit, les libertés et le caractère privé et confidentiels des échanges mis en cause… ». Ils s’insurgent contre cette procédure dont l’audience correctionnelle aura lieu le 12 février prochain.

A GNISSAMA

Mali- Horizon

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