Dans l’optique de la levée des sanctions de la Cedeao, et conformément aux recommandations de la dernière session extraordinaire, le Mali a entamé la mise en place d’un chronogramme électoral. Il est là mais muet. Peut-on dire. Le mardi dernier, le gouvernement du Mali a soumis à l’appréciation des partis politiques un semblant de chronogramme tout à fait muet sur la date exacte de tenues d’élections et de referendum au Mali.

 

 En cas de rejet au referendum, rien n’est prévu.

Ledit chronogramme s’est juste limité à indiquer le mois auquel, l’exécutif entend faire les choses, mais aucun autre détail. Le rendez-vous référendaire des reformes politiques et institutionnelles, fixé entre février et mars 2023.  Directement suivi des élections territoriales dont le collège serait convoqué le même mois de mars. Tout en sachant que le rejet des reformes politiques et institutionnelles, de la nouvelle constitution en referendum, annulerait toutes les élections prévues.

A cet effet, aucune mesure de prudence n’est prise au cas où les reformes ne passeraient pas au referendum. Aucune marge de manœuvre n’est prévue pour gérer un probable refus de la nouvelle constitution lors du referendum. Tête baissée, le gouvernement avance.

 Qu’en est-il des élections couplées ? (présidentielle et législatives)

Vu le coût tout d’abord sur le plan sécuritaire, car il faut obligatoirement sécuriser le processus électoral, le mieux, c’était de coupler les deux élections (présidentielle et législatives). Mais le chronogramme a fixé la présidentielle à part en février 2024. Deux mois après les législatives, là où tout le monde s’attendait à une élection couplée. Où tu votes ton président et ton député en même temps. Une élection moins coûteuse et moins risquée avec l’insécurité qui guetterait tout le processus électoral.

La Cedeao accepterait-elle, un chronogramme muet ?

Si au Mali certains partis ont fait savoir que le chronogramme est réaliste comme Me Kassoum Tapo de l’Adéma et que d’aucuns déjà optent pour sa révision, la question qui se pose est son silence sur les dates exactes des échéances électorales se limitant à fixer des dates toutes indéfinies, peut-il faire valoir la levée des sanctions avec la Cedeao ?

Et qu’en est-il du mécanisme de suivi du chronogramme, deuxième recommandation de la Cedeao pour la levée des sanctions au prochain sommet qui s’ouvre le dimanche 3 juillet à Accra.

 

Koureichy Cissé

Source : Mali Tribune

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