Depuis l’avènement de la démocratie en 1991 jusqu’à nos jours, Mahmoud Dicko ne s’est jamais éloigné de la politique. Son nom apparait dans presque toutes les actions de destruction du Mali. Un fait confirmé par lui-même lors de sa sortie médiatique, dimanche 28 novembre 2021, dite de ‘’ clarification’’. Une sortie complètement ratée, o ù il a lui-même étalé au grand jour ses agissements, manigances et combines. L’imam a démontré à suffisance qu’il est un vulgaire manipulateur et traitre. Un véritable fin stratège qui se sert de son statut d’imam pour manipuler, influencer et dribler pour le pouvoir et l’argent.  Un grand démon déguisé en un ange bienfaiteur et sauveur ?

L’imam Dicko a raté l’occasion de se taire. Il devrait vraiment resté dans la mosquée. Car sa clarification a été sa véritable humiliation et donnant complètement raisonaux récents feux de critiques venant de toutes parts à son l’encontre. Ses propres révélations, rappels et clarifications indiquent clairement que l’imam, toute sa vie publique durant, a dribblé non seulement ses adversaires mais aussi et surtout ses partenaires pour le pouvoir et l’argent. Voilà deux décennies qu’il opère ainsi. Mais comme l’a dit Abraham Lincoln, repris par le président Sékou Touré : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. »

Trafic d’influence!

Véritable as en drible et fin calculateur, dans son long cheminement politico-religieux, Mahmoud Dicko s’est toujours adossé à des organisations politico-religieuses comme piédestal pour atteindre un objectif fixé, avant de les jeter comme une orange pressée et de piétiner les hommes qui lui ont tracé des boulevards. Nous faisons allusion aux mouvements Sabati 2012 et de l’association religieuse dénommée Badenya Ton. Selon les investigations de nos confrères de ‘’Makilé’’, Badenya Ton infiltre le Front pour la sauvegarde de la démocratie avant de se retrouver au Cofop, sur instructions de Dicko.

En 2009, sous le prétexte du projet de Code des personnes et de la famille au Mali, il réussit à affaiblir le régime ATT qui lui avait tout donné. Il l’accable de tous les maux, avant de faire récemment un mea culpa public et vanter les mérites de son ancien bienfaiteur, revenu au Mali.

En 2013, les élections remportées par IBK étaient rendues possibles en grande partie aux religieux, dont Mahmoud Dicko, connu comme l’instigateur principal de la branche religieuse. Il avait fini par avouer lui-même que leurs mosquées étaient transformées en bureaux de campagne pour IBK. C’était déjà la force de volonté démontrée par les sectes religieuses et leurs leaders pour faire passer un candidat à l’élection présidentielle dans un Etat. Dans les révélations du célèbre chroniqueur Ras Bath sur les ondes, il a été dit que des faveurs de 2 millions par mois de la part du fameux Leo étaient accordées à Mahmoud Dicko.Et cela, depuis 2017, pour des bénédictions, semblerait-il. Au point même où ce dernier lui avait demandé pourquoi autant de gestes ?

Ce qui est sûr, personne ne verse 2 millions de francs chaque mois à une autre personne à cause des bénédictions. Il faut se rappeler que le même Leo était l’homme à tout faire de son frère Boubou Cissé, qui était à la même époque ministre de l’Economie et des Finances. Donc, Léo était un relais entre Boubou Cissé et Mahmoud Dicko. D’où le salaire d’entretien de deux millions chaque mois. La raison en est qu’il a fallu que le même Boubou Cissé soit Premier ministre pour que la barre hausse à huit(8) millions par mois.

La même personne qui avait transformé les mosquées en bureaux de vote pour faire passer IBK se trouve être la même qui a imposé Boubou Cissé comme Premier ministre pour IBK. Dieu a exaucé les bénédictions de Boubou Cissé.

Manipulation

Les sorciers qui pullulent sur les réseaux sociaux pour inventer des arguments fallacieux et trouver des raccourcis à travers des tractations absurdes pour réhabiliter Mahmoud Dicko ne sont que des soldats en mission pour embrouiller les esprits et les maintenir dans la confusion générale, comme il est de coutume. Derrière son statut religieux, l’imam s’est avéré être un véritable manipulateur. Il a expliqué clairement le feuilleton de son manque de loyauté envers le M5-RFP dont il était l’autorité morale. « J’ai dit aux jeunes colonels de choisir un civil comme Président de la Transition car nous ne pouvons pas contenir la pression de la communauté internationale. Mais avant l’officialisation, il faut me dire le nom… Ils m’ont demandé de leur choisir un Premier ministre…J’ai contacté Abdoulaye Idrissa Maïga ; ce dernier a refusé et j’ai choisi un Moctar Ouane que je n’ai rencontré la première fois… ». Ces propos de Dicko ne démontrent-ils pas son manque de loyauté envers le M5-RFP. Un groupe avec lequel il a mené la lutte et qui a eu confiance en lui en le désignant comme autorité morale. Au lieu de donner un nom parmi les membres du comité stratégique qui regorge des cadres compétentes, l’imam a donné un Moctar Ouane qui s’est révélé à la tâche l’un des pires Premier ministres de l’histoire du Mali…Ce dernier lui a remis 10 millions et a nommé à la Primature son protégé, N’Douga, et fait de son envoyé, Mohamed Salia, ministre de l’Emploi.

Dans sa clarification, le très respectueux et éclairé l’imam a développé tous ses talents de manipulateur: du coup de l’Etat de 2012 contre son ami et frère feu Amadou Toumani Touré à celui d’IBK qu’il reconnait l’avoir fait beaucoup de bienfaisance….Dicko explique comment il a contribué à la chute de ses amis et à l’effritement du pays. Bref, il a driblé tout le monde : IBK, les masses agglutinées au monument de l’Indépendance, ses partenaires du M5-RFP, les militants de la Cmas, la junte militaire, les chefs d’Etat de la Cedeao.

Menace!

Après avoir indiqué lui-même clairement qu’il a trahi le Mouvement du 05 juin- Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), l’imam Mahmoud Dicko, insatisfait, se retourne contre les jeunes officiers en les menaçant à travers un manifeste.

Il nous informe que l’idée de son manifeste est née de la nécessité du seul et unique problème que le Mali a connu: la mal-gouvernance. Il va loin en arguant que depuis l’avènement de la démocratie, aucune élection crédible n’a vu jour au Mali en dehors des premières élections remportées par l’Adema Pasj. Il pointe du doigt la responsabilité des hommes politiques, considérés comme le facteur déstabilisant de cette démocratie. Il appelle à l’union des Maliens pour se rassembler. Il dénonce la gouvernance des autorités de la transition qu’il a auparavant consultées et contribuées à l’installation.

Dicko, qui implique Dieu et son Prophète dans ses interventions, doit être en mesure de situer sa propre responsabilité dans le déroulement des événements. La décence nous oblige à être justes envers nous-mêmes pour être en mesure de parler juste aux autres. Si Mahmoud Dicko savait qu’il n’y avait jamais eu d’élections crédibles au Mali en dehors de la première élection démocratique, par quelle magie il avait réussi à transformer la mosquée en bureau de campagne pour IBK, connu pour être l’un des acteurs clés de la démocratie et qui avait demeuré aux affaires jusqu’à sa chute récente ?

Si l’imam savait que le problème du Mali est basé sur la mal gouvernance, comment un budget lui avait été voté à hauteur de millions depuis son intervention pour la libération de quelques otages maliens, pour ensuite voir un Soumeylou Boubèye Maïga mettre un terme à cette vache laitière sans trace ? Ce qui lui a valu d’ailleurs l’acharnement populaire pour le pousser à la démission.

Si Mahmoud Dicko se plaint de la mal-gouvernance, comment a-t-il pu imposer à un président de la République un Boubou Cissé pour l’obliger à combattre IBK, lorsque les choses n’étaient plus de son vouloir ? Ce qui a été également pour ce dernier la cause de toute la colère et la haine subie.

Si notre imam savait que ce sont les politiques qui sont à la base de cette dégradation sociale, par quelle magie avait-il réussi à les recevoir pour les aider à faire partir le régime D’IBK, pour finalement pousser son animal propagandiste maladroit Issa Kaou N’Djim qui exhibe actuellement sa propre fille comme arme de guerre, et qui avait tué le M5-RFP d’une belle mort selon ses termes ?

Il a des milliers d’adeptes créés pour l’occasion, mais la manipulation politique ne fait pas bon ménage avec l’honnêteté et la justice de Dieu. Même dans le Coran, il n’est mentionné nulle part d’user de la manipulation pour arriver à ses fins. Le juste reste dans un cadre juste, parce qu’investi d’une mission juste: celle d’être toujours cohérent et juste, parce que justice est également Un des noms de Dieu que toute créature de bonne foi intègre dans ses paroles et ses actions. Aujourd’hui, le terrain est dégagé, même si ces mêmes hommes politiques utilisés à l’occasion pour être largués, restent déterminés pour faire échouer toutes ces tentatives sorties de manipulations, d’attaques, de menaces et de chantages pour dissuader les uns et les autres qui ne sont pas en phase avec ces pratiques dignes d’individus à l’intention douteuse. Avec ces aveux très graves et dire que l’imam Dicko sert un modèle et l’espoir malheureusement pour beaucoup de Maliens. Franchement, le Mali a du chemin à faire.Car la sortie d’IBK visait aussi à faire de chantage aux jeunes colonels sur le président de la Transition Assimi qui a refusé de le rencontrer.En effet, l’imam de Badalabougou qui s’est toujours servi de la religion pour atteindre des objectifs politiques ne semble pas être d’accord avec les colonels qui l’ont mis à l’écart au profit du Chérif Bouyé de Nioro, dont les fidèles continuent à battre le pavé pour une prorogation de 3 ans du délai de la transition. Et au cours de sa sortie de clarification honteuse, il a demandé l’indulgence de la communauté nationale, des partenaires du Mali et des pays de la sous-région et appeléà un sursaut national pour sortir de l’impasse. Doit-on encore croire à la sincérité et à la bonne foi du très éclairé, sage et très respectueux imam de Balabougou, qui a raté complètement l’occasion de se taire à jamais et qui gagnerait mieux à rester dans la mosquée afin d’éviter une autre humiliation.

En tout cas, Mahmoud Dicko est un homme politique de seconde main, sans plan, ni vision concrète au-delà de ce qu’il pense personnellement, avec un mélange de doctrines sociales et religieuses, érigées en culture générale. Paradoxalement, c’est un politique qui ne fait pas de la politique, mais qui a préféré vivre des politiques de la place qui se servent de son influence dans le milieu pour être appelés. Dans toute l’Histoire de l’humanité, des faiseurs de rois ont existé. Seulement pour être un faiseur de roi, il faut avoir des convictions pour être prêt à la mort pour cela. Mahmoud Dicko a battu campagne pour bénéficier des honneurs. Il avait réussi à agiter l’esprit de beaucoup de ces aliénés activés à l’aide juste d’une image ou une belle phrase en l’air. C’est le même Dicko qui a toujours utilisé des gens pour déclencher le départ de quelqu’un ou pour mettre mal tout un régime Étatique avant de les trahir. Aujourd’hui, c’est le même Dicko qui demande l’union des Maliens, en rappelant qu’il est toujours dans l’attente. Faire sortir des gens pour des occasions et avoir la conviction d’aider son pays à sortir du gouffre sont deux choses différentes.

Tientigui

 

Source: Le Démocrate- Mali
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 Depuis l’avènement de la démocratie en 1991 jusqu’à nos jours, Mahmoud Dicko ne s’est jamais éloigné de la politique. Son nom apparait dans presque toutes les actions de destruction du Mali. Un fait confirmé par lui-même lors de sa sortie médiatique, dimanche 28 novembre 2021, dite de ‘’ clarification’’....