Soumaila » Programme pour un Mali nouveau « . C’est le nom du programme de gouvernement que le candidat de l’Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, compte mettre en œuvre pour gouverner le Mali, si ses compatriotes lui font confiance à l’issue du scrutin du 28 juillet prochain. La colonne vertébrale de cet ambitieux programme est l’application d’ »un plan d’urgence de relance économique  » qui permettra l’apurement rapide de la dette intérieure afin de renflouer la liquidité des entrepreneurs et commerçants du pays…. Une ambition, qui, a priori, n’est pas hors de portée de l’ancien président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

 

 

nvesti à la présidentielle du 28 juillet dans l’après-midi du dimanche 9 juin par la 6ème conférence nationale d’investiture de l’URD en présence de nombreuses personnalités, Soumaïla Cissé a rassuré les Maliens sur ses intentions. Il a inscrit la réconciliation nationale au rang des priorités en la qualifiant de « préalable essentiel ». Avant de présenter son véritable programme de gouvernement si les Maliens lui donnaient leur confiance le 28 juillet.

 

 

Dans ce qu’il appelle un plan d’urgence de relance économique, Soumaïla Cissé annonce qu’il compte rapidement lancer des actions nécessaires dans la voie du développement durable. Conforme à son « Programme pour un Mali nouveau « , le plan du candidat de l’URD et de ses alliés pour sortir le Mali du gouffre dans lequel il est tombé est assez ambitieux au point qu’on peut se demander si l’enfant de Niafunké pourra le traduire en actes concrets. A telle enseigne qu’on se demande si ce n’est pas de la propagande politicienne. Et Soumaïla Cissé de souligner plutôt avec conviction :  « je m’engage à faire ce que je dis et à dire ce que je fais « .

 

 

Il faut reconnaître que ce genre de propos n’est pas courant dans la bouche d’un candidat à une élection présidentielle. Dans la mesure où les hommes politiques sont très prudents pour prendre des engagements surtout quand ils ne sont pas sûrs de les tenir. Et Dieu seul sait que l’exercice du pouvoir soulève des contraintes qu’il n’est pas aisé de prévoir. En clair, Soumaïla Cissé aurait-il une potion magique en s’engageant à redonner espoir aux Maliens ?

 

 

Il semble que l’ancien président de la commission de l’UEMOA a plus d’un tour dans son sac. L’homme a des atouts certains, des qualités incontestables et une panoplie de relations dans les milieux des bailleurs de fonds internationaux. Louis Michel de la Commission de l’Union Européenne dira que le candidat de l’URD est aujourd’hui l’une des meilleures matières grises du continent.

 

 

Il a, selon les observateurs, l’entrée facile auprès de plusieurs dirigeants africain et du monde. On le dit souvent sollicité par les hauts responsables de la Banque mondiale et du FMI pour avoir son avis sur des questions de gouvernance du continent. Il peut tutoyer, dit-on, des chefs d’Etat de la sous-région ouest-africaine.

 

 

Mais ces privilèges seront-ils décisifs pour faire pencher la balance en faveur du parrain du parti de la poignée de mains ? Certains analystes n’hésitent pas à répondre par l’affirmative. Ce qui est sûr, c’est que M. Cissé est aujourd’hui l’un des plus sérieux candidats à la magistrature suprême du Mali. Les actions qu’il compte mener s’il est élu sont appréciées par les électeurs.

 

 

Ainsi en est-il de «  l’apurement rapide de la dette intérieure afin de renflouer la liquidité des entrepreneurs et commerçants du pays et la mobilisation rapide par une équipe compétente des 2 000 milliards F CFA promis par la communauté internationale pour la reconstruction du Mali « . C’est un véritable plan Marshall qu’il compte lancer pour créer des emplois, refonder l’école malienne et jeter les bases d’une nouvelle croissance garantissant l’égalité des chances pour tous.

 

 

Fair play, Soumi Champion promet une civilité exemplaire pour faire de ces consultations électorales un moment festif.  » Vous n’entendrez ni insultes, ni invectives, ni calomnies de ma part, à l’égard d’aucun candidat, car je respecte chacun d’eux « , a-t-il déclaré comme pour rassurer les uns et les autres.

 

 

                                        BDS