Dans sa volonté maintes fois renouvelées de respecter le calendrier électoral qu’il a indiqué, le gouvernement du Mali met tout en œuvre pour être dans les délais.

Colonel  Moussa Sinko Coulibaly

Colonel Moussa Sinko Coulibaly

La rencontre entre la Commission en charge du suivi du processus électoral, les partis politiques, les organisations membres de la société civile et les partenaires techniques et financiers a, encore une fois de plus permis de se convaincre de cette détermination gouvernementale de conduire la présidentielle aux dates indiquées. A cette occasion, Bréhima Fomba, secrétaire général du Département en charge de l’Administration territoriale, était entouré par  le directeur général de l’Administration territoriale, Bassidi Coulibaly, le responsable de la Cellule d’appui au processus électoral, Issa Tièman Diarra et du représentant  Direction nationale de l’état-civil. Il s’agissait, pour eux, de faire le point de l’état d’avancement des préparatifs, mais aussi et surtout de partager avec les acteurs électoraux les principaux défis dans le but d’améliorer la conduite des opérations électorales.
Il ressort de la communication du directeur national de l’Administration territoriale sur l’état d’avancement du processus, que tous les efforts du Gouvernement et ses partenaires sont, de nos jours, déployés pour que la présidentielle se tienne en juillet 2013. Suivront les législatives. Pour ainsi dire que le couplage de ces deux scrutins n’est plus envisagé. Le projet de calendrier actuel propose ainsi que les deux tours de la présidentielle se tiennent respectivement les 7 et 21 juillet.
Parlant des avancées sur le terrain, M. Bassidi Coulibaly a laissé entendre que le processus d’élaboration et de finalisation du fichier électoral se poursuit avec notamment le verrouillage de la base de données Ravec, le transfert à la Dge de la liste des électeurs potentiels dont le nombre est estimé à plus de 6,904 millions, le lancement du dossier d’appel d’offres de la production des cartes Nina, la préparation des opérations d’établissement des listes d’électeurs, entre autres.
Au sujet du redéploiement de l’administration, M. Coulibaly a indiqué qu’un plan a déjà été élaboré et celui-ci sera exécuté dans les jours à venir. A la date du 15 avril 2013, on retient que Gao a connu le retour de son Gouverneur et son staff, tandis que les préfets et sous-préfets d’Ansongo, Bourem et Ménaka sont au niveau des chefs-lieux de cercle. A Tombouctou, le chef de l’exécutif régional et son Cabinet sont également installés pendant que les préfets de Diré, Goundam, Niafunké et Gourma-Rharouss, attendent d’être redéployés. En ce qui concerne la région de Kidal, le directeur général de l’Administration territoriale a donné l’assurance que le Gouvernement, ayant affiché sa volonté d’organiser les élections sur toute l’étendue du territoire national, fera en sorte que l’Administration y soit avant la date du scrutin. Cela se fera, dit-il, en soutien avec les forces de défense maliennes et étrangères.
Sur les 64 milliards de nos francs qui doivent servir au financement les élections, Bassidi Coulibaly a expliqué que l’Etat malien s’engage à mobiliser 25 milliards. Le reliquat devrait être fourni par les partenaires financiers qui, du reste, ont commencé à se manifester. Toutefois, il a mis un accent particulier sur  la distribution des cartes Nina qui, de son avis, reste le volet le plus important. Mais, M. Coulibaly reste convaincu qu’avec l’autorité du Ministre, cette opération sera réussie. A ce propos, le responsable de la Cellule de suivi du processus électoral a fait savoir qu’au total 2000 équipes de distribution, composées de 3 personnes chacune, seront déployées sur toute l’étendue de notre territoire avec l’objectif de livrer 200 cartes par jour et par équipe. Elles seront formées et déployées sur le terrain de manière à pouvoir commencer le travail 15 jours avant le fonctionnement des commissions administratives.
Au chapitre de la situation des réfugiés et déplacés internes, le Dr Bréhima Fomba a révélé les dispositions pratiques prises à ce sujet. Tous les déplacés qui sont, dit-il, disposés à indiquer le lieu de vote de leur choix, peuvent le faire à l’occasion de l’établissement des listes électorales. Le Gouvernement aurait saisi les autorités d’accueil, notamment le Burkina, la Mauritanie et le Niger afin de leur faire part de sa volonté de faire voter les réfugiés sur place. A présent, il s’agit de discuter avec ces pays les modalités d’organisation de ces votes, a révélé le secrétaire général.
Les partis, la société civile et les partenaires ont, pour leur part, émis des inquiétudes et ont fait des propositions d’amélioration relatives à la distribution des cartes Nina, la situation des déplacés et à la campagne d’éducation civique, entre autres. Ces appréhensions ont  trouvé des réponses plus ou moins satisfaisantes auprès de ceux à qui elles ont été adressées.
Bakary SOGODOGO