Selon Dr. Coulibaly Mahamadou, gynécologue obstétricien, l’infibulation peut être définie comme une séquelle de l’excision entraînant le rapprochement des lèvres, rendant le rapport sexuel impossible.

C’est une pathologie fréquente du fait de l’excision. « L’excision est une pratique courante en Afrique Sub-Saharienne et notamment au Mali, raison pour laquelle la fréquence est élevée. Au cours de mes consultations, je peux recevoir deux cas d’infibulation. Cela représente 2/30, ça veut dire que c’est très fréquent car ça correspond à 6 % à peu près », affirme Dr. Coulibaly.

Il y a 4 types d’excision, selon lui. Le type I qui consiste à l’ablation partielle au totale du clitoris, le type II, le plus courant, consiste en l’ablation du clitoris, des petites lèvres avec ou sans les grandes lèvres, ensuite le type III qui est l’infibulation proprement dite ou excision pharaonique. Elle consiste en l’ablation et l’accolement des petites ou grandes lèvres, parfois après avoir coupé le clitoris. Ce qui va entraîner un rétrécissement de l’orifice vaginal, de manière à ne laisser qu’une minuscule ouverture nécessaire à l’écoulement de l’urine et des menstrues.

Le type IV consiste en l’intervention néfaste au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales. Quant aux conséquences de l’infibulation, ce sont les infections fréquentes, un rapport sexuel impossible à cause parfois de la douleur ou même de l’inexistence de l’orifice vaginal. On peut également citer la stérilité et la frigidité.

D’après notre interlocuteur, le traitement est exclusivement chirurgical.

Bintou Diawara 

Source: Mali Tribune

MaliwebSanté
Selon Dr. Coulibaly Mahamadou, gynécologue obstétricien, l’infibulation peut être définie comme une séquelle de l’excision entraînant le rapprochement des lèvres, rendant le rapport sexuel impossible. C’est une pathologie fréquente du fait de l’excision. « L’excision est une pratique courante en Afrique Sub-Saharienne et notamment au Mali, raison pour laquelle la fréquence...