Une pandémie peut en cacher une autre serait-on tenté de dire. La pandémie de la Covid-19, face à laquelle même les systèmes de santé les plus performants sont en train de mettre un genou à terre, focalise plus à l’heure actuelle le débat et les interventions dans le domaine de la santé. Mais pour autant, le VIH/Sida reste une redoutable pandémie et on doit continuer d’en parler.

 

En tout cas, c’est la conviction du Projet Atlas (Autotest VIH, libre d’accéder à la connaissance de son statut) qui a initié un atelier de dissémination de l’autotest de dépistage du VIH, mercredi dernier, dans un hôtel de la place. La cérémonie d’ouverture était présidée par le coordinateur de la Cellule VIH/Sida du Projet Atlas, Bakary Konaté, en présence du chef de mission du même projet, Alain Kondé et nombre d’invités.

L’auto dépistage est un processus par lequel l’utilisateur prélève lui-même un échantillon de son sang, effectue le test VIH, avant d’interpréter seul le résultat dans un cadre privé. Le Projet Atlas cherche donc à réduire la charge de morbidité et de mortalité liée au VIH et au Sida, à travers l’amélioration de l’accès à l’autotest et en assurant un lien efficace avec la prise en charge. Le programme entend également contribuer aussi à la promotion de l’autotest du VIH, un outil de diagnostic approuvé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui doit être pensé comme un mode complémentaire de dépistage.

Cependant, il est essentiel de maintenir le cap dans la lutte contre la pandémie du Sida en période de crise, en adoptant des activités de lutte contre le VIH, notamment la prévention et le dépistage pour briser la chaîne de transmission du virus, donc réduire le taux de contamination.

Le coordinateur de la Cellule VIH/Sida a affirmé que notre pays a adopté les approches différenciées, en matière de test et la nécessité d’adopter des approches bien ciblées pour atteindre ceux qui n’ont pas accès aux services de dépistage.

Il a souligné que l’autotest de dépistage du VIH représente une réelle opportunité, diversifie les modes de proposition du dépistage et permet de toucher les personnes non atteignables par les modes de dépistage. Ainsi, il a été jugé important, selon lui, d’élaborer une stratégie nationale d’auto dépistage, accompagnée d’un guide d’utilisation.

Alain Kondé expliquera que l’autotest de dépistage du VIH a été intégré dans la stratégie de dépistage et permet d’atteindre les cibles difficiles en toute discrétion. Il est une stratégie essentielle pour accroître le recours au dépistage et la fréquence des tests au sein des populations, a-t-il dit, avant de préciser que le volet recherche du projet comporte un ensemble d’enquêtes observationnelles visant à décrire, à analyser et à comprendre les effets sociaux, sanitaires, épidémiologiques et économiques de l’auto dépistage.

Un des temps forts de la cérémonie a été la liaison avec deux experts, notamment des partenaires du projet pour des échanges sur l’utilisation de l’autotest de dépistage du VIH et la prévention contre la maladie à travers une vidéo-conférence.

Aminata Diarra

Source : L’ESSOR

MaliwebSanté
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