Les femmes dans leur désir de séduction ne tarissent pas d’astuce. Et parmi celles qu’elles utilisent, on a le baya, ce collier de perles qui orne leurs hanches. Même si on ne sait précisément de quand date l’utilisation de cette ruse, il y a qu’elle transcende les époques. Au point que les femmes et jeunes filles d’aujourd’hui, quoique disposant d’une gamme variée d’artifices de séduction, continuent à s’en servir.

Le « baya » est un collier de perles grosses ou petites, utilisé par les femmes africaines pour orner leur hanche. C’est une parure qui, dans la nuit des temps, n’était permis qu’aux femmes mariées afin d’attirer leur époux. Mais aujourd’hui, l’usage a pris une autre tournure. « Baya » en bambara est composé de « ba » qui signifie « mère » et « ya » qui veut dire « être » donc « baya » signifie tout simplement « être mère ». En effet, quand une jeune fille se marie, c’est qu’il a l’âge d’être une mère. D’où l’appellation « baya ». Or, on n’est pas mère sans passer par quelque chose.

Mais force est de voir aujourd’hui que cette différence n’est plus respectée car, même le bébé le porte. Les jeunes filles aussi qui n’ont pas l’âge de se marier le portent et l’exposent au grand public. Selon des vieilles personnes cela n’est pas sans conséquence, car « la petite fille qui le porte sans qu’il ne soit temps pour elle, commet tôt ou tard, l’adultère » remarquent-elles.

En outre, ces perles de reins demeurent de puissants aphrodisiaques naturels qui attirent toujours l’homme vers sa femme. La femme se doit de se différencier toujours des autres en ayant à sa disposition plusieurs types de perles car, l’homme a toujours besoin de nouveauté et de voir une nouvelle facette de sa femme. Ainsi, ces perles ne doivent pas attirer juste par la vue, mais aussi par le parfum qu’elles fourniront avec l’attention et l’entretien prêtés par sa détentrice. Elle doit toujours avoir une boite secrète destinée à ranger soigneusement ses perles dans un bon parfum. En plus, elle doit avoir l’habitude de les encenser en cas d’usage. Ces pratiques poussent l’homme à être fidèles à sa femme. Ne dit-on pas que la femme est son propre marabout ? En plus de la bonne mélodie que les hanches jouent avec ces perles, l’homme est conquis par l’odorat qu’il n’est pas prêt à oublier.

Et il est vrai que les hommes ont tendance à aimer. En tout cas, Tiecoura Fah Koné ne cache pas la magnétique que les baya ont sur lui. « J’aime trop ça. Quand ma femme veut me provoquer, elle porte un pantalon qui laisse voir ses hanches. Quand je vois ses baya ou quand j’attends le bruit des perles, je ne sors pas de la maison ce jour », avoue-t-il et j’ai une folle envie de faire ce que nous connaissons tous, et que nous aimons tous.

Enfin, ces perles ne doivent pas être exposées comme on le voit avec les jeunes filles de nos jours. Elles ne doivent être portées que par les femmes mariées pour leurs époux pour la séduction et mettre sa féminité en valeur ensuite créer une grande différence entre filles et femmes. Mais malheureusement, de nos jours, les perles sont exposées par les femmes qui n’hésitent pas à mettre à la vue de tout le monde.

Rappelons que le port du baya ne date pas d’aujourd’hui. Même si la modernisation à un impact sur la matière et la couleur des perles, son effet sur les hommes ne semble pas avoir changé. On se rappelle encore des tubes de l’artiste ivoirienne Aïcha Koné ‘baya » ou de Coumba Gawlo Seck bine bine, une autre appellation de baya qui ont fait danser les mélomanes.

Source: La Sirène

 

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