L’élimination des Violences basées le genre (VBG) passe nécessairement par l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes

Par son engagement et son attachement à réduire les violences faites aux femmes et aux filles dans notre  pays, le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, conformément à la feuille de route de la transition, est au rendez-vous pour  commémorer toutes les dates mondialement retenues dans ce sens. C’est dans cette lancée que ce département, en collaboration avec les partenaires techniques et financiers sensibles au genre, a célébré ce 25 novembre,  la  Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes. C’était  le jeudi dernier, à Kangaba, dans la commune rurale de Minidian.

L’édition de cette année est célébrée autour de deux thèmes : au plan au  mondial : «  Orangez le monde : mettre fin à la violence contre  les femmes maintenant ». Et au  niveau national : « la fin de la violence contre les femmes et les filles : une priorité pour le Mali, Je m’engage ! ».

Pour Mme le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Wadidié Founè Coulibaly, cette campagne des 16 jours d’activisme, sera mise à profit pour organiser un certain nombres  d’activités. Celles-ci porteront sur l’’information et la sensibilisation des communautés, à savoir : des scolaires et des universitaires sur l’ampleur et les conséquences qui découlent des violences faites aux femmes et aux filles. Il s’agira, aussi,  d’inciter  des survivantes et des communautés à dénoncer immédiatement les auteurs de violences, tout en accentuant la formation et le plaidoyer à l’endroit  des décideurs.

Et la cheffe du département en charge de la femme, d’ajouter  que notre pays a toujours manifesté sa volonté d’honorer ses engagements. C’est ainsi que « de nombreuses initiatives ont été prises, et des actions ont été développées par l’Etat du Mali en collaboration avec les partenaires, pour mettre en place et renforcer le cadre sécuritaire, politique, juridique, institutionnel, programmatique et stratégique en matière de protection et de promotion des droits des femmes et des filles » fera savoir le ministre Wadidié Founè Coulibaly.

Pour traduire cette volonté en acte, le Gouvernement du Mali a mis en place une Politique nationale genre (PNG). A travers, laquelle, a été créé le Programme national pour l’abandon des violences basées sur le genre. Ce qu’a permis de mettre en place des services de prise en charge des VBG, par le biais du Programme Initiative Spotlight soutenu par les Nations Unies et l’Union Européenne.

Auparavant, la représentante résident de l’ONU-femmes, Mme Béatrice Eyong a décrit une situation sombre de la pratique des VBG au Mali.  Celle-ci est relative à  la violence physique entre partenaires sexuels qui demeure très fréquente au Mali et semble être banalisée par la perception générale. Et selon, une enquête réalisée par l’EDSM en 2018, 79 % de la population pensent qu’il est justifié qu’un homme batte sa femme a t-elle dit.

Poursuivant, Mme Béatrice Eyong a laissé entendre qu’en  termes d’accès de services de prise en charge, environ 67% des communes du Mali ne disposent d’aucun service de prise en charge des cas de violences basées sur le genre. De même, 71% des services disponibles sont essentiellement orientés vers l’appui psychosocial et le référencement.

Les autorités coutumières et administratives ont à leur tour,  toutes déploré la persistance de cette pratique dans notre pays, avant  de reconnaître les efforts louables des plus hautes autorités du pays pour freiner celle-ci.

Diakalia M Dembélé

Envoyé spécial

Source: 22 Septembre