La plateforme nationale des riziculteurs du Mali a tenu le 17 janvier dernier au siège de l’APCAM son Assemblée Générale. C’était sous la houlette de son Président M.Faléri Boly non moins membre  du Syndicat des Exploitants Agricoles de l’Office du Niger. Au nombre des difficultés, il est inadmissible qu’au XXI ème Siècle qu’un secteur aussi vital comme la riziculture soit privé de statistiques fiables. C’est  la principale information donnée par le Président de ladite plateforme.

office niger mali segou plateforme gestation acteurs filiere riz atelier harmonisation

 

Soulignons que l’Assemblée générale est une rencontre statutaire de la Plateforme nationale des riziculteurs du Mali. Elle aura été au cours de la journée du 17 janvier le levain qui a propulsé au devant de la scène les grandes idées et le laboratoire de toutes les questions importantes liées à l’avenir de la riziculture au Mali. Un  pays où l’agriculture en général et la riziculture en particulier connaissent de réelles difficultés.

 

 

Dans son intervention M Faleri Boly, président  de la plateforme était loin de dissimuler ses appréhensions et inquiétudes en ce qui concerne la vie de la riziculture au Mali.

 

 

En effet, pour lui, l’organisation placée sous sa direction est douloureusement confrontée à une panoplie de difficultés. Ainsi,  la pente de la riziculture au Mali est sûrement glissante et rocailleuse. Pour mieux lire ce tableau, il suffit d’écouter M. le Président  de la Plateforme défilant son chapelet de souffrances  du fait de « l’indisponibilité de statistiques fiables sur le recensement de producteurs du riz au niveau de tous les bassins de productions pour connaitre leurs superficies et le rendement moyen par bassin et le manque d’informations sur les stocks paysans », a déploré le Président de la Plateforme.

 

 

Comment comprendre qu’au XXI ème siècle que l’on puisse admettre qu’un secteur aussi indispensable que vital puisse souffrir à tel point qu’on ne soit pas à même  de disposer de la moindre information ? Vous comprenez que la riziculture  n’est pas d’aplomb sur ses pieds à cause de l’informel dans lequel elle se voit piétinée. Aucune information, ni sur les producteurs, ni sur les stocks, ni sur les superficies.

 

 

Qu’est –il des exonérations ? Selon M.BOLY de la Plateforme des riziculteurs, il y a un travail qui s’abat au quotidien pour tenter de rendre le secteur de la riziculture plus formel et plus adapté aux exigences de l’heure.

 

 

«C’est en fonction des stocks existants que le gouvernement fait  des exonérations pour palier au manque. Mais le problème, c’est que très souvent on ne dispose pas d’informations  fiables sur les stocks. C’est la raison pour laquelle, nous avons décidé de travailler sur ces difficultés afin de relayer  les informations au gouvernement et à nos partenaires», a –t-il  déclaré.

 

 

L’information et la communication sont des outils précieux voir indispensables pour le progrès en général et pour la bonne marche de la riziculture en particulier. Elles permettent, de faire en temps réel l’état des lieux à qui de droit : l’Etat et les producteurs. Toute chose pouvant alléger la pelle d’obstacles qui, à n’en pas douter, constituent  aujourd’hui un frein au développement pour un secteur aussi vital comme la riziculture.

 

 

 « Souvent on a des difficultés à écouler nos produits. Si nous arrivions à communiquer les informations sur les stocks, le gouvernement pourrait demander aux donateurs d’acheter d’abord les produits nationaux au lieu de les exporter », a affirmé le Président de la plateforme des riziculteurs du Mali.

 

 

Evoquant la crise sécuritaire laquelle a profondément secoué le Mali en 2012, le Président Boly soulignera au passage  qu’elle n’a pu, en aucune manière, épargner la filière rizicole. Les multiples aides à caractère humanitaire provenant  de nombreux pays à travers le monde sont  une concrète illustration de la crise alimentaire.

Pour mémoire, la Plateforme Nationale des Riziculteurs du Mali est née des organisations faitières de producteurs au Mali.

 

 

Mountaga DIAKITE

 

 

SOURCE: L’Agora