CIRA- Mali

« Nous n’avons rien, nous faisons face à d’énormes difficultés, nous avons un plus de cinq mois d’arriérés de salaires, les coûts élevés des frais de scolarité des enfants nous posent trop de problèmes…. ». Voilà le cri qu’a lancé la promotrice de ce Centre tant chouchouté par les bailleurs. Une lamentation qui a fait froid au dos des téléspectateurs de l’émission « philanthropie ». Et pour cause, c’étaient de véritables larmes de crocodiles qui coulaient des yeux de Mme Sacko Ami Kane, pour encore déplumer les bonnes volontés comme CIRA- Mali qui a voulu partager les fruits de sa réussite avec les plus démunis.

De sa création à nos jours, ce centre bénéficie des appuis tant moraux et financiers de certaines personnes physiques et morales de bonne volonté qui ont vraiment entendu ‘’les cris des mères’’ en détresse. Mais ce cri de détresse serait- elle un fonds de commerce pour cette ancienne commissaire qui était réputée d’être  dure à cuire. Cependant, certains ces complices nous révèlent que seules les liasses pouvaient faire bouillir les casseroles qu’elle  traine  derrière elle.  Certains cas de libérations douteuses en sont la parfaite illustrations. Revenons à notre mouton de centre d’accueil.  En Afrique,

particulièrement au Mali, nous avons constaté que certains centres humanitaires ouvrent leur porte pour amasser les millions qu’ils mendient au nom des personnes sinistrées qui souffrent de leurs âmes. Sans aucun doute, le centre de la Commissaire reflète  ses centres d’accueil indélicats. Nous avons suivi avec intérêts l’émission ‘’philanthropie’’, pas pour espionner la promotrice du centre,  mais pour encourager les bienfaiteurs à l’endroit des personnes démunies. Mais, les réactions de Mme Sacko Ami Kane  étaient révoltantes. Dans son intervention, elle, a eu l’audace de dire devant son partenaire stratégique qui venait d’offrir la bagatelle de 50 millions, pour  des centres similaires dont le centre « Cri des mères »  en octobre 2012, qu’elle manque de tout.

En effet, l’entreprise CIRA-Mali a fait don de cet argent pour que les personnes qui sont à la charge du centre soient à l’abri des besoins. Mais apparemment, même si le  représentant  de cette ONG ne l’a pas mentionné, il était très gêné et écœuré. Nous avions  assisté à l’enregistrement de l’émission dans les locaux du Grand Hôtel, sous une grande tension. Car les invités dont la plus grande partie était les représentants des donateurs murmuraient partout. Certaines expressions comme  «  Qu’est-ce qu’elle fait de tout ce qu’on lui a donné ? », a effleuré notre oreille. En effet,  la dame venait de dire qu’elle avait un arriéré de cinq mois de loyers  qui ne faisait que 500.000 CFA et pire : « Les frais de scolarisation des enfants qui coûtent 7500 CFA par an et leur transport nous posent problème », a-t-elle dit  sans gêne. Pour enfoncer le clou, la Commissaire continue : « C’est une dame qui s’est engagée d’amener les tout petits à l’école. Et les plus grands viennent d’eux-mêmes… ». Pourtant, Mme Sacko à une voiture luxueuse dans laquelle elle circule. Ne peut-elle pas faire un petit effort pour aider ces personnes de bonne volonté à  faire elles-mêmes ces courses. ? Quelques minutes plus tard, la fausse bonne mère continue : «  Nous avons besoin de recruter une couturière pour les filles mères et une monitrice d’alphabétisation. Car depuis Mars dernier, les autres employés ont claqué la porte, pour faute de salaire. Nous avons aussi des problèmes de prise en charge médicale pour les filles. Souvent, l’ordonnance peut attendre le lendemain pour être payée. La nourriture aussi, surtout le frais de condiment nous pose problème. ».  Signalons que des centres comme celle de Mme Sacko reçoivent des pâtes alimentaires, du lait, du sucre et du savon d’une valeur de plusieurs milliers de nos francs. Signalons que CIRA-Mali n’est pas le seul donateur du centre. Malgré ces cris d’affolement, la fondation ne date pas à faire des tours  au centre  Malitel et surtout à l’ONG Islamique Relief, qui font aussi de leur mieux. Pour couronner le tout, notre Commissaire avait même oublié de les mentionner. C’est à la fin de l’émission qu’elle a finalement reconnu les avoir oublié.

En tout cas, ce comportement de la Commissaire Ami Kane n’encourage pas les donateurs à secourir même des personnes de bonne volonté qui luttent jour et nuit pour le bien-être des personnes à qui  la nature n’a pas fait de cadeau.
 

 
Source: L’Annonceur

abdoulaye ouattaraSociété
« Nous n’avons rien, nous faisons face à d’énormes difficultés, nous avons un plus de cinq mois d’arriérés de salaires, les coûts élevés des frais de scolarité des enfants nous posent trop de problèmes…. ». Voilà le cri qu’a lancé la promotrice de ce Centre tant chouchouté par les...