Le Parc national abrite depuis hier, jeudi 11 août, un forum national sur les chaînes de valeur de l’agroforesterie de Regreening Africa Mali focalisé sur le cas du Néré et du Karité. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Environnement, de l’assainissement et du Développement durable, Modibo KONE ; en présence du représentant du Directeur, paye d’OXFAM, Soumaila SOGOBA ; du représentant de CIFOR ECRAF, Ibrahim TOURE ; du représentant de Sahel Éco ; de l’Union européenne…

 

Ce forum de deux jours s’inscrit dans le cadre du projet Reverdir l’Afrique mise en œuvre par Sahel Eco, OXFAM et CIFOR ICRAF avec le financement de l’Union européenne. L’objectif étant de favoriser la visibilité et la communication sur les efforts en matière de développement des chaînes de valeur agroforestière et favoriser la création de liens entre les différents acteurs pour soutenir l’accès durable au marché et aux services des produits clés des chaînes de valeur.

De manière spécifique, il s’agit de créer une visibilité des actions du projet reverdir l’Afrique sur le développement des chaînes de valeur de Parkia biglobosa (Néré) et Vitellaria paradoxa (Karité) au Mali ; d’offrir la possibilité aux acteurs locaux, régionaux et nationaux de la chaîne de valeur d’exposer des produits et des services qui peuvent tirer parti du développement des chaînes de valeur de Parkia biglobosa (Néré) et Vitellaria paradoxa (Karité).

De même, il vise à promouvoir le partenariat public-privé et les relations de réseau entre les acteurs des chaînes de valeur agroforestières ; faciliter le lien direct entre les acteurs des chaînes locales et les acheteurs et fournisseurs de services potentiels ; promouvoir le coapprentissage et le partage d’expérience entre les partenaires et les projets qui soutiennent le développement des chaînes de valeur de Parkia biglobosa (Néré) et Vitellaria paradoxa (Karité).

En effet, Regreening Africa est un projet financé par l’Union européenne qui vise à inverser la dégradation des terres parmi 500 000 ménages et sur un million d’hectares dans huit pays d’Afrique subsaharienne. Le projet vise à intensifier les pratiques de reverdissement et à inverser la dégradation des terres en s’appuyant sur une sélection de techniques de restauration des terres adaptées à différents contextes écologiques, économiques et sociaux, telles que la régénération naturelle assistée (RNA), la plantation d’arbres, les techniques de conservation des sols et de l’eau, entre autres.

En intégrant les arbres dans les terres cultivées, les terres communales et les zones pastorales, les efforts de verdissement permettent de récupérer les paysages dégradés d’Afrique.

Le programme Reverdir l’Afrique fonctionne à deux niveaux à savoir :  la mise en œuvre directe avec les communautés locales qui se fait par l’expansion directe de l’échelle qui élimine les obstacles structurels et comportementaux au reverdissement, la sensibilisation aux moteurs et à l’impact de la dégradation des terres, le renforcement des capacités et de l’engagement des agents de vulgarisation agricole et des communautés locales, et le renforcement des chaînes de valeur basées sur les arbres ; et soutenir les politiques, les pratiques et les décisions d’investissement. Pour ce faire, les partenaires du développement, le secteur privé et les décideurs locaux et nationaux reçoivent un soutien technique qui éclaire leurs décisions d’investissement et crée des synergies avec d’autres initiatives de reverdissement afin d’accroître la vitesse et l’ampleur de l’adoption.

Ainsi, pour faciliter l’adoption de pratiques agroforestières par les populations moins nanties, le projet Reverdir l’Afrique promeut des systèmes décentralisés pour la production et la distribution de semences et de plants d’arbres et le développement de chaînes de valeur. Le développement de l’entrepreneuriat communautaire et des pépinières dans les zones rurales permet aux agriculteurs de produire eux-mêmes et à moindre coût, les produits des arbres et des plantes, de prendre conscience des techniques appropriées pour la production, la commercialisation et la promotion de leurs produits. L’expérience a montré que les acteurs et les pépinières ayant une bonne stratégie de production et de commercialisation peuvent générer des revenus importants dans les zones rurales.

À noter que l’organisation de ce forum est couplée à l’exposition de produits forestiers non ligneux dont le beurre de karité, le ‘’soumbala’’, sirop de balanites, la poudre et bonbon de baobab, le sirop et confiture de tamarin, la poudre de néré, le miel, le charbon écologique, la poudre du moringa, le ‘’datou’’.

PAR MODIBO KONE

Source : Info-Matin