Au titre du 4ème cycle de l’examen périodique universel (EPU), le président de la CNDH, Aguibou Boiré a présidé le 1er septembre dernier, dans la salle de conférence de ladite structure, la première réunion de préparation du rapport alternatif de la CNDH. C’était en présence de plusieurs acteurs intervenants dans le domaine des droits de l’homme.

Des points focaux des départements ministériels et autorités administratives, des membres du CNT de la commission loi, des membres du cadre de concertation des organisations de défense des droits de l’homme sont, entre autres participants à cette réunion. L’objectif est de permettre aux participants, de s’approprier le processus de l’EPU, d’échanger sur le processus et les enjeux de l’EPU, d’échanger sur le rôle de l’institut national des droits de l’homme (INDH), de mettre en place un comité de rédaction et un chronogramme d’élaboration du rapport alternatif.

Selon le Président de la commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Aguibou Bouaré, le conseil des droits de l’homme a été institué par la résolution 60/251 de l’assemblée générale des Nations Unies, le 15 mars 2006. Son alinéa 5 instruit le conseil des droits de l’homme (CDH) des Nations Unies de procéder à un examen périodique universel (EPU), sur la foi d’informations objectives et fiables, de la manière dont chaque Etat s’acquitte de ses obligations et engagements en matière de droits de l’homme de façon à garantir l’universalité de son action et l’égalité de traitement de tous les Etats ». A ce titre la CDH examine tous les 4 ans, la situation des droits de l’homme dans chaque Etat membre de l’ONU. Au cours de ce processus, chaque Etat examiné reçoit des recommandations spécifiques d’actions à mettre en œuvre afin de renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme au niveau national. Cet examen est fondé sur une coopération et un dialogue constructif auquel le pays concerné est pleinement associé et qui tient compte des besoins du pays en matière de renforcement de ses capacités. Depuis sa création, le gouvernement du Mali a participé à tous les cycles en produisant le rapport national sur la situation des droits de l’homme. Parallèlement, le rôle de la CNDH est devenu plus important, à la fois dans le cadre de la préparation du rapport national et celui de son rapport alternatif sur la mise en œuvre des recommandations issues du cycle précédent. La CNDH accréditée au statut « A » depuis mars 2022, s’engage à soumettre son rapport alternatif au titre du 4ème cycle de l’EPU. Elle entend inscrire ce processus dans un cadre participatif et inclusif. C’est pourquoi, elle a organisé la première réunion de préparation du rapport alternatif à laquelle participent les acteurs étatiques et non étatiques.

Indé Ombotimbé

Source : La Découverte