Le porte-parole du Collectif des membres du comité exécutif du Conseil national de la jeunesse du Mali et ses démembrements, Mahamane Ibrahim TOURE, a déclaré hier que la décision d’aller à une conférence nationale extraordinaire est leur initiative. A cet effet, il salue la décision du ministre de la Jeunesse et des sports de l’avoir entérinée.

 

C’est acté, depuis hier jeudi, le Conseil national de la jeunesse du Mali tiendra une conférence nationale extraordinaire conformément à ses textes. La mesure est consécutive à des frondes au sein du CNJ-Mali qui contestent Amadou DIALLO d’être à la fois le président du CNJ et membre du Conseil national de Transition (CNT).
« Depuis six mois, les textes du CNJ sont violés par le président Amadou Diallo. Et depuis six mois, nous réclamons la tenue d’une conférence nationale qui est prévue par les textes de notre organisation », a déclaré Mahamane Ibrahim TOURE, porte-parole du collectif et non moins vice-président du CNJ.
Plus en détail, il a soutenu que leur collectif a pu obtenir le quorum nécessaire pour aller à cette conférence.
« Suivant les textes, 2/3 des conseils communaux et régionaux du CNJ peuvent convoquer la conférence nationale. C’est pourquoi quand nous avons obtenu ce quorum, nous avons saisi le ministre de la Jeunesse et des Sports afin que nous puissions aller à cette rencontre », a-t-il ajouté.
Donc, selon lui, c’est la volonté de la majorité des membres du bureau du CNJ et de ses démembrements d’aller à cette rencontre.
Pourquoi aller à cette conférence ? Pour Mahamane Ibrahim, les jeunes depuis quelques mois ne se retrouvent dans les actions de leur président élu à Koutiala sur fond de tension et de division. Et, il a échoué à son premier défi de réunir la jeunesse malienne dans son ensemble.
A côté de ce problème, poursuit-il, la désignation d’Amadou DIALLO au Conseil national de transition est incompatible avec son poste de président au CNJ.
« Le CNT et le CNJ sont deux entités antonymiques. Dès sa désignation, on lui avait dit de faire le choix entre les deux, mais il ne nous a pas écoutés », a expliqué le vice-président du CNJ.
Selon lui, le CNT est un organe politique alors que le CNJ est apolitique. Ainsi, le président du CNJ en tant que le garant moral de l’organisation ne peut pas siéger au CNT.
Puis, il enfonce le clou avec ironie : « Notre président n’a plus le temps pour tenir les réunions. Il se dit être occupé avec les travaux de commission. Malgré cela, il ne veut pas déléguer son pouvoir à un membre du bureau », trouve paradoxale Mahamane Ibrahim.
D’autre part, cette décision est motivée par des malversations dont le jeune Amadou DIALLO est accusé. « C’est pourquoi, la conférence doit faire le bilan et examiner le rapport financier de la gestion du président DIALLO », a indiqué le conférencier.
Aussi, dit-il, la conférence peut se saisir de toute question qui concerne la jeunesse malienne. Déjà, le collectif pense qu’elle serait l’occasion de vider des contentieux, de réunifier les jeunes, etc.
Au regard de tout cela, la décision n’est pas du ministre de la Jeunesse et des sports, mais le collectif salue le département pour sa volonté d’entériner la tenue d’une conférence nationale extraordinaire du Conseil national de la jeunesse.
Dans la foulée de cette information, le directeur national de la jeunesse a jeté l’éponge. Dans sa lettre de décision qui a fait le tour des réseaux sociaux hier, il évoque des raisons personnelles et la gestion du CNJ en dehors de ses textes.

Par Sikou BAH

Source : INFO-MATIN

MaliwebSociété
Le porte-parole du Collectif des membres du comité exécutif du Conseil national de la jeunesse du Mali et ses démembrements, Mahamane Ibrahim TOURE, a déclaré hier que la décision d’aller à une conférence nationale extraordinaire est leur initiative. A cet effet, il salue la décision du ministre de la...