Habib Dakouo, président des jeunes de la Commune V de Bamako, est le nouveau président du Conseil national de la jeunesse (CNJ-Mali) pour une période transitoire de huit mois. Il dirige un bureau composé de 13 vice-présidents, dont l’effectif total est passé de 45 à 79 personnes. C’était à l’issue des travaux de la conférence nationale extraordinaire tenue samedi dernier à Bougouni sous la présidence du ministre de la Jeunesse et des Sports. Mossa Ag Attaher avait à ses côtés le gouverneur de la région, le général Kéba Sangaré.

À l’occasion le Complexe culturel Siraba Togola de Bougouni vivait au rythme des cris, polémiques, protestations, avant de retrouver son calme et sa sérénité. Cette rencontre entre jeunes du Mali a été mise à profit pour échanger sur les difficultés d’ordre structurel que traverse la faîtière des associations, organisations et mouvements de jeunes du Mali. Ils ont, à cet effet, discuté, proposé et exploré toutes les bonnes idées et propositions tendant à trouver une solution consensuelle, unitaire et durable nécessaire pour la survie du Conseil.

«La tenue de la présente conférence nationale extraordinaire du Conseil national de la jeunesse du Mali vous permet de faire le diagnostic de la vie de l’organisation, d’échanger sur des questions spécifiques du moment et de prendre des décisions importantes intéressant la vie du Conseil», avait introduit le ministre de la Jeunesse et des Sports.

Dialogue nécessaire pour pouvoir surmonter la crise que vivent les organes régionaux, communaux et le bureau central, a insisté Mossa Ag Attaher. Crise qui a été, selon lui, exacerbée avec la création de deux entités antagonistes au sein des mêmes comités exécutifs aux niveaux national et régional, voire communal. Ces tensions internes et externes qui fragilisent et affectent le fonctionnement du Conseil, appellent à la mise en œuvre de mesures drastiques pour les endiguer, a-t-il expliqué.

Pour prévenir de pareille situation de trouble qui ternit l’image de l’organisation, Mossa Ag Attaher a invité les anciens du Conseil à s’organiser de façon structurelle et formelle en créant un organe consultatif qui servira d’appui-conseil à leurs cadets.

Toutefois, en vue de résoudre durablement cette crise structurelle, le patron du département en charge de la Jeunesse et des Sports a engagé la direction nationale de la jeunesse, en rapport avec le CNJ, à mettre en place une commission de réforme. Celle-ci aura pour mission fondamentale la relecture des textes fondateurs du Conseil national de la jeunesse du Mali, veiller à l’application rigoureuse des dispositions lors du renouvellement des instances et préparer la tenue du prochain congrès.

Pour ce faire, elle mettra en place des critères d’éligibilité qui trancheront définitivement la problématique liée à l’âge. À en croire Mossa Ag Attaher, le recours à l’Imagerie par résonance magnétique (IRM) pour identifier l’âge réel des éventuels candidats ne sera pas exclu.

Cette commission dispose de trois mois pour présenter les conclusions de ses travaux. Un congrès sera convoqué dans huit mois, en décembre 2021. Il sera sanctionné par la mise en place d’un nouveau bureau conformément aux nouvelles dispositions. Ce, après le renouvellement des instances communales, locales et régionales, a insisté le ministre Ag Attaher, avant de saluer le président sortant, Amadou Diallo pour sa décision courageuse de démissionner de la présidence du CNJ-Mali.

De son côté, le nouveau président du CNJ-Mali a salué l’engagement et le dévouement du ministre à ramener l’entente au sein de la jeunesse malienne malgré le contexte difficile que vit notre pays. «Je n’ai douté un seul instant qu’on allait s’entendre car l’entente est une valeur sûre de notre société depuis la Charte de Kurukan Fuga», a confié Habib Dakouo.


Envoyée spéciale
Fadi CISSÉ

Source : L’ESSOR

MaliwebSociété
Habib Dakouo, président des jeunes de la Commune V de Bamako, est le nouveau président du Conseil national de la jeunesse (CNJ-Mali) pour une période transitoire de huit mois. Il dirige un bureau composé de 13 vice-présidents, dont l’effectif total est passé de 45 à 79 personnes. C’était à...