Dans la lutte contre la prolifération des armes au Mali, un atelier de formation portant sur « le contrôle des armes légères intégrant le genre » s’est tenu, du 6 au 9 septembre 2021, à l’hôtel Radisson Blue de Bamako. L’évènement a été organisé par l’UNREC (United nations régionale centre for peace and disarmament in Africa), en partenariat avec le SP-CNLP (Secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre).

Les quatre jours de formation avaient pour objet d’outiller les participants sur la problématique liée à la prolifération des armes légères et de petit calibre au Mali. Il s’agissait, par la même occasion, d’expliquer aux participants : les chiffres obtenus en matière de sécurité, les données disponibles sur les armes à feu, les perspectives du genre passant par les moyens de contrôle des armes légères. L’atelier de formation a également permis d’outiller les participants sur les concepts de genre et de violence armée, les techniques et outils de collecte des données pour la lutte contre le fléau…Selon Andréa Koné, chargée de la sensibilisation au sein du secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des ALPC(armes légères et de petit calibre), les travaux de la formation ont été basés sur « le plan d’action de la résolution 13-25 ; le plan d’action de lutte contre la prolifération des armes adopté par le secrétariat permanent, et la loi récemment votée par le Mali contre le phénomène ».

La tenue de cet atelier a permis, selon elle, aux participants de montrer comment les femmes peuvent assister aux désarmements. En l’occurrence, les participants à cette formation sont composés des différents chefs de bureaux du secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des armes venus de Gao, Tombouctou, Sikasso, et de Koulikoro en plus de ceux de Bamako, explique la responsable. À cela, annonce Andréa Koné, s’ajoute la participation de certains départements ministériels et d’autres partenaires. Aux dires de Mme Koné, l’objectif requis à travers cette formation est la « participation massive des femmes ». Cela, non seulement dans la lutte contre la prolifération des armes, mais et surtout, indique-t-elle, dans la sensibilisation de la population, et dans le contrôle du phénomène. Aussi, a-t-elle poursuivi, il s’agit d’intégrer les femmes dans l’éradication du fléau. En plus d’élucider la lanterne des participants, des propositions ont été également faites. Pour venir à bout de cette lutte, les participants recommandent la vulgarisation de la loi sur les armes à feu avec le public et les institutions gouvernementales ; la révision de la loi sur les armes à feu pour l’intégration de la dimension genre ; le renforcement de la collaboration entre le secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des APLC et le ministère de la jeunesse et des sports, pour la lutte contre la prolifération des armes. Aux autorités compétentes, ils recommandent la promotion et l’adoption de la loi sur les violences basées sur le genre au Mali…Au nom des participants, Mme Koné confiera que l’une de ces recommandations porte « sur une franche collaboration entre le ministère des jeunes et le secrétariat permanant de lutte contre la prolifération des armes ; l’implication des femmes et des jeunes dans la lutte ; la participation des différentes organisations en la matière et partout dans le pays… »Puis de conclure par se dire satisfaite des quatre (4) jours de formation.

Mamadou Diarra

Source: LE PAYS

MaliwebSociété
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