L’Agence Al-Madina est, sans conteste, la première agence malienne de transport des pèlerins musulmans vers les lieux saints de  la Mecque. Créée depuis 1996, l’Agence est dirigée par un homme pieux et très entreprenant : Amadou Camara. Al-Madina ne cesse de développer des partenariats tant à l’intérieur du Mali qu’à l’étranger pour le confort de ses affaires et de ses clients. C’est ce qui lui vaut, ces derniers temps, une campagne de dénigrement entamée par … un prêcheur du nom de Thierno Hady Thiam. L’intéressé a fait récemment le tour des rédactions pour distiller contre Al-Madina des accusations sans fondement.

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Campagne de dénigrement

 

 

Premier grief adressé par Thiam à l’Agence Al-Madina:  les pèlerins de la filière gouvernementale transportés par Al-Madina en 2012 auraient souffert. Le grief ne tient nullement. En effet, en 2012, l’Agence, associée à sa partenaire érythréenne, Nas-Air – une compagnie aérienne -, a brigué le marché de transport des pèlerins de la filière gouvernementale. Après un appel d’offres et le processus normal de dépouillement, la commission  étatique chargée d’attribuer le marché a retenu l’offre du groupement Al-Madina- Nas-Air. Le groupement avait non seulement l’expérience dans les prestations demandées mais il présentait aussi les meilleures offres financières. Les 1.243 pèlerins de la filère gouvernementale devaient être transportés à la Mecque pour un montant de 1,4 milliard de FCFA. Les clauses du marché prévoyaient que le gouvernement débloque, au profit de l’adjudicataire, la moitié de cette somme dès signature du contrat. Malheureusement, compte tenu de la crise économique qui frappait le Mali, le gouvernement n’a pu débloquer les premiers fonds (50% du total) au moment adéquat. Ce que voyant, la compagnie aérienne érythréenne Nas-Air décide de se retirer du contrat. Ne faisant pas confiance aux autorités maliennes et peu désireuse de préfinancer un marché et de devoir courir ensuite derrière ses sous, Nas-Air préfère renoncer à tout.  Quant à Al-Madina, elle ne sait plus à quel saint se vouer. Si Nas-Air se déleste si facilement du marché, c’est parce qu’elle n’est pas un opérateur économique malien et voit le seul aspect financier des choses. Or Al-Madinaest une agence malienne, dirigée par des Maliens et incapable, du point de vue moral, de faire rater, pour de simples questions financières, le pèlerinage à ses compatriotes maliens. Le temps presse et il faut trouver une solution rapide. Al-Madinas’adresse alors à l’Aviation Civile Saoudienne à Djeddah qui, compte tenu de la crédibilité de l’Agence, la met en contact avec une compagnie aérienne nigériane baptisée Med View. La compagnie accepte  de transporter les pèlerins contre une avance substantielle payée Al-Madina sur fonds propres et d’attendre le paiement du reliquat de sa facture deux semaines après le transport des pèlerins. Marché conclu.Les pèlerins sont transportés à temps en Arabie Saoudite. Mais du fait du retrait de Nas-Air du marché, le plan de voyage change : au lieu d’atterrir directement à Médine, les pèlerins descendent d’abord à Djeddah avant de prendre des bus climatisés pour Médine comme cela arrive pour les pèlerins d’autres compagnies. Arrivés à Djeddah, Al-Madina leur fait remettre le prix du transport routier Djeddah-Médine, soit 3,6 millions de FCFA convertis en rials saoudiens. Les frais sont payés devant des témoins irrécusables: Bassidi Coulibaly, délégué général du gouvernement  pour le pèlerinage; et le consul du Mali présent à Djeddah. Sans le patriotisme d’Al-Madina, les pèlerins de la filière gouvernementale de l’année 2012 n’auraient pu faire leur devoir religieux.

 

 

Deuxième grief adressé à Al-Madina: les pèlerins auraient manqué d’encadrement. C’est là un mauvais procès. En effet, l’objet du contrat de l’agence est uniquement de transporter les pèlerins de la filière gouvernementale, et non de les encadrer : leur encadrement (hébergement, nourriture, déplacements sur les sites de pèlerinage) revient  au gouvernement qui envoie des agents à cette fin. L’Agence n’encadre que les pèlerins qui passent directement par elle et non par le biais du gouvernement. Ce système vaut d’ailleurs pour toute agence attributaire du marché de transport des pèlerins de la filière gouvernementale.

 

 

Troisième faux grief adressé à Al-Madina: les pèlerins seraient  revenus en retard de l’Arabie Saoudite. En réalité, quand les autorités saoudiennes ont appris que quelqu’un colportait des ragots de ce genre contre Al-Madina, elles ont ri. Elles ont expliqué que tout pèlerin avait un mois après le pèlerinage pour quitter le sol saoudien. Or les pèlerins confiés à Al-Madina par le gouvernement avaient tous rejoint le Mali dans les 10 jours suivant la fin du pèlerinage. Nulle perte de bagage n’avait été déplorée.

 

En somme, Al-Madina s’est si bien exécutée de sa mission qu’elle a reçu les vives félicitations du gouvernement qui l’a louée pour l’exécution d’un marché pour lequel elle n’avait pas encore été payée.Cela vaut à l’Agence de se voir encore sollicitée pour le transport des pèlerins de la filière gouvernementale en 2013. Au grand dam de ses adversaires qui croient pouvoir lui nuire par presse interposée. En réalité, le marché de transport des pèlerins de la filière gouvernementale de l’année 2013 est  adjugé pour 2,09 milliards de FCFA, non à Al-Madina, mais plutôt à Nas Charter Aviation, une compagnie aérienne saoudienne. Celle-ci ayant connaissance des brillants états de services d’Al-Madina, l’a choisie  comme représentante au Mali. Al-Madina va ainsi, pour le compte de sa partenaire, organiser le transport en Arabie saoudite de 1.500 pèlerins de la filière gouvernementale. Ces pèlerins ne se confondent pas avec les 1.000 clients d’Al-Madinaelle-même.

 

Que veut Thiam ?

 

Le prêcheur Thierno Hady Thiam, qui se plaît à dénigrer Al-Madina à tout bout de champ, a , en vérité, un vieux compte personnel à régler avec le patron de l’Agence, Amadou Camara. En 2010, Thiam avait demandé à Camara de transporter et d’encadrer une de ses proches à la Mecque. Camara, prenant Thiam pour l’un de ses aînés et maîtres, accepte d’assurer le transport gratuitement; mais pour l’encadrement de la dame, il demande des frais que Thiam n’a pu payer. D’où la rancoeur de l’intéressé qui, trois ans plus tard, ne semble pas s’en remettre. Mais Dieu voit tout !

 

Les pèlerins d’Al-Madina se sont déjàenvolés pour Médcine

Les 1.300 pèlerins de la filière gouvernementale confiés à la compagnie saoudienne NasCharter Aviation  représentée par l’agence Al-Madina, ont déjà pris la route de l’Arabie Saoudite. Après un rassemblement à la Maison du Hadj, à Hamdallaye, et une vaccination contre la fièvre jaune, le choléra et la meningite, le premier lot de pèlerins (450) a pris le départ à l’aéroport de Sénou vendredi 20 septembre 2013. 450 autres se sont envolés samedi 21 septembre. Enfin, 450 pèlerins se sont envolés 22 septembre  à 16 h. Un Boeing 747-400 loué affrété par Nas charter Aviation assure le service. Les pèlerins débarquent à Médine. Al-Madinaréussit un exploit: être le premier opérateur malien à envoyer, cette année, des pèlerins à la Mecque, dans le respect des honaires. Son promoteur, Amadou Camara, arborait un sourire kilométrique après le dernier vol.

 

Abdoulaye Koné

SOURCE: Procès Verbal
Mali-web.orgDiaspora & Immigration
L’Agence Al-Madina est, sans conteste, la première agence malienne de transport des pèlerins musulmans vers les lieux saints de  la Mecque. Créée depuis 1996, l’Agence est dirigée par un homme pieux et très entreprenant : Amadou Camara. Al-Madina ne cesse de développer des partenariats tant à l’intérieur du Mali...