Quand le chef de la junte guinéenne rencontre le chef de la junte malienne, à l’occasion de la fête nationale du second, la presse relaie une galerie de clichés parfois inattendus…

 

 

Enlunetté de “verres noirs” et vêtu de diverses tenues militaires, le président de la transition guinéenne a réservé sa toute première sortie du pays, depuis sa prise du pouvoir le 5 septembre 2021, à la junte sœur du Mali. Tout aux festivités de la fête nationale malienne et à son nuancier de couleurs kaki et sable, le colonel Mamadi Doumbouya ne boude guère le plaisir d’une « visite d’amitié et de travail » qu’il a transformée en galerie de cartes postales.

Pour l’occasion, le chef d’État guinéen a laissé la “malcause” au colonel Amara Camara, secrétaire général de sa présidence, chargé de qualifier de « honte », de « mensonge » et de diplomatie « de guignols » les sorties médiatiques du président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo, à quelques heures du sommet de la Cedeao de ce 22 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Bamako vs New York : si personne n’imagine que le rendez-vous onusien a été calé sur la fête nationale malienne, la rencontre du duo Doumbouya-Goïta a tout d’un contre-sommet…

Poids des mots…

Certains organes de presse guinéens, et quelques sources diplomatiques, se sont aventurés en annonçant, à mots à peine couverts, une médiation du numéro 1 guinéen dans le différend qui oppose le Mali et la Côte d’Ivoire, sur le sort des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis le 10 juillet dernier. Mais ce sont les photos du séjour de Doumbouya qui permettent de douter de son statut. Sur un cliché qui le montre en train de gravir les escaliers menant à son avion, le présumé “médiateur” arbore une tenue de camouflage sur laquelle est cousu « Le parrain ». Peut-être une simple référence cinématographique au rôle culte de Marlon Brando…

…choc des photos

Au colonel Camara le poids des mots, au colonel Doumbouya le choc de photos qui ne se privent pas d’un zeste de “people”. Quelques jours après la remise, par le chef de l’État guinéen, d’un passeport diplomatique à Moussa Sanguiana Kaba alias « Grand P », les deux hommes ne semblent plus se quitter. Du voyage sahélien, l’artiste a été photographié en déambulation malienne, ceint d’une écharpe aux couleurs du drapeau guinéen qui se trouve être l’exact “miroir” du drapeau malien, tandis que Mamadi Doumbouya marche à ses côtés en treillis d’apparat “sable”. La différence de gabarit des deux hommes est telle que la scène devient un casse-tête de cadrage pour les photographes. Il ne manquait qu’Eudoxie Yao au tableau…

Les Unes des magazines devront choisir entre les mines serrées de New York et les visages ravis de Bamako, avant que les discours de fond ne s’imposent à nouveau…

Source : Jeune Afrique

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