*Des prétentions d’un ex putschiste à vouloir donner des leçons au PARENA**

Il est un sage adage qui dit que quand on danse avec une catégorie de citoyens, il est bon de toucher quelquefois leurs pieds pour qu’ils ne se croient pas seuls en piste. Sans nul doute, Dr Fomba,

constitutionnaliste de son état, est de ceux-ci. Par honnêteté intellectuelle, il nous est arrivé de lui dire bravo pour certains de ses écrits, notamment les ainsi dites autorités intérimaires, ou encore récemment la dénonciation de l’incurie de la Cour Constitutionnelle qui s’autorisait à dispenser le Colonel de prestation de serment….

Mais, quand dans ses envolées, le Conseiller Spécial des putschistes de mars 2012, ceux qui ont perpétré le coup d’État le plus stupide que le monde ait connu, s’en prend au Parena, il est bon d’en dire un mot.

Dans un pamphlet, intitulé QUI MANIPULE QUI ENTRE CHOGUEL ET TIEBILÉ, notre constitutionnaliste donne des leçons de connaisseur des arcanes de l’organisation des élections. Mais, sachez  qu’il n’a   d’expérience avérée que ce qu’il a acquis au Ministère de l’Administration Territoriale en qualité de Secrétaire Général du département sous le ministre putschiste…..Moussa Sinko Coulibaly.

Eh oui: celui-là même qui a failli proclamer IBK élu dès le premier tour en 2013, n’eût été la vigilance, jamais prise à défaut, de partis comme le Parena. M. Fomba était non seulement SGAL mais aussi le manitou du ministère, en tant que  » sachant ». Et, sur le sujet des sachants et bien bardés de diplômes, il me vient à l’esprit un débat avec de «jeunes» journalistes, émerveillés devant des «sommités» de l’ancien régime que le nouveau PM vient de nommer. J’expliquais que malgré leurs diplômes, ils ont laissé le régime de dictature exclure des étudiants pour faits de tracts, des pères de famille embastillés à Kidal et Taoudéni pour délits d’opinion. Pour conclure, je dis: les dictatures aiment s’entourer de gens bien diplômés et sans personnalité, comme Hitler, entouré des grandes sommités allemandes dans tous les domaines.

Revenant au putsch de 2012, il a été l’occasion pour des gens diplômés de se faire valoir, en se couchant et en avalant tout ce qu’ils ont appris du système démocratique, de montrer souvent qu’ils sont même contre la corruption, tout en acceptant et érigeant en dieu vivant ceux qui ont commis un crime imprescriptible contre le peuple malien. C’est lui donc, notre manitou, qui a participé, instruit et tripatouillé les chiffres de 2013, qui veut donner des leçons au Parena. Cela me rappelle Lénine raillant un Russe qui voulait donner des leçons de démocratie à un Autrichien : « comment un sujet d’un pays arriéré comme la Russie des Tsars peut-il vouloir donner des leçons de démocratie à un citoyen d’un pays civilisé comme l’Autriche?»

N’ayant d’autre haut fait d’arme en matière d’organisation des élections que là où la moyenne a dépassé le total, il dit, avec mépris, aux experts commis par le PM et dont les conclusions sont identiques à ce que l’expertise du PARENA a donné, Dr Fomba, du haut de son expérience, peut s’égosiller: « En vérité, le PARENA procède comme un pêcheur en eau trouble. Dans le fond, l’organe unique qu’il propose sous le vocable mystificateur d’« organe transitoire de gestion des élections » reste exactement dans le schéma institutionnel classique de l’organe unique tel que rejeté lors de l’Atelier. Il n’a absolument rien de spécifique par rapport à ce schéma que les « experts électoraux » qui n’ont jamais organisé la moindre élection dans toute leur vie, s’évertuent vainement à nous vendre » Ce que le défenseur de la victoire d’IBK au premier tour en 2013 ne sait pas, c’est que le document du PARENA date d’avril-mai 2021 et que copies en ont été remises à beaucoup de personnalités et d’experts depuis le mois de mai. Il le sait bien : le Parena aussi réfléchit, critique, produit et propose.

L’ Atelier des 29-30 juin n’est pas une instance de décision contrairement aux propos péremptoires de Fomba « pourquoi remettre sur la table une question déjà traitée et tranchée dans un cadre de procédure inclusive?» Procédure inclusive ou sélective ? Il nous revient en effet, que des partis et organisations, convaincus d’avoir opté pour l’organe unique, ont été spécialement « oubliés ».

Il est connu de tous que dès les premiers pas du nouveau PM, en conseil de cabinet, au lendemain de la formation du gouvernement, l’option de l’organe unique a été annoncée comme décision politique de la Transition. Rappeler au Parena que pendant le DNI il a été convenu que l’Organe Unique prendrait plus de temps pour sa mise en œuvre, c’est visiblement faire preuve de mauvaise foi de la part du Dr Fomba :
1) C’est un coup d’Etat qui nous a amenés là et les coups d’Etat, il sait à quoi ça retourne, lui qui a été un serviteur servile d’un putsch et d’un putschiste.

2) Le bon sens aidant, le PARENA et les Experts du PM disent : on ne peut faire un organe unique complet, à la ghanéenne, comme on en rêve. Le temps ne le permet pas. C’est pourquoi on ne touche pas à la Constitution, d’où le maintien, en l’état, des prérogatives constitutionnelles de la Cour Constitutionnelle en matière de présidentielle et de législatives

Enfin, retenez, M. Fomba, que du PARENA, il n’y a jamais aucune malice, aucune manipulation, quand il s’agit du Mali. On a notre pays chevillé au corps.

Quant à l’influence idéologique ou simplement argumentaire d’un parti, vous savez bien que cela n’a rien à voir avec le score électoral dont vous êtes bien placé pour savoir comment il s’obtient. Ne vous y méprenez pas : le Parena compte sur l’échiquier politique et par le nombre de votants qu’il aligne et par la pertinence de ses propositions sur tous les sujets d’intérêt national.

Voyez-vous, le PARENA ne laisse personne indifférent. Vous-même, vous vous posez la question : « la classe politique sous la double tutelle de Tiébilé Dramé et de son PARENA?»

Toujours debout, le PARENA, hier comme aujourd’hui, qui s’y frotte, s’y pique!
Bamako, le 09 Juillet 2021
Djiguiba KEITA/PPR
Secrétaire Général du PARENA

MaliwebSociété
*Des prétentions d’un ex putschiste à vouloir donner des leçons au PARENA** Il est un sage adage qui dit que quand on danse avec une catégorie de citoyens, il est bon de toucher quelquefois leurs pieds pour qu’ils ne se croient pas seuls en piste. Sans nul doute, Dr Fomba, constitutionnaliste...