Depuis plusieurs semaines, les enseignants contractuels de la Commune VI du district de Bamako sont soumis au diktat de la perceptrice de la Commune, Mme Touré Adizatou Maïga, qui refuse de payer les arriérés liés à leur hiérarchisation et à leur avancement.

 

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Pour tous arguments, la perceptrice de la Commune VI, Mme Touré Adizatou Maïga, allègue que le régisseur, un certain Ibrahim Traoré, serait en congé. Questions : faut-il lier la vie de tout un groupe de personnes à la disponibilité d’un seul agent ? À quoi joue donc la perceptrice ?

 

 

Le monde des enseignants en Commune VI souffre de la mauvaise volonté de  Mme Touré Adizatou Maïga. Laquelle  rechigne à payer les arriérés liés à la hiérarchisation et à l’avancement de certains enseignants. Ni les enseignants concernés, ni le maire intérimaire, Ténémakan Koné, ne sont parvenus à faire changer d’avis la perceptrice. En effet, cela fait plusieurs semaines que les enseignants contractuels de la Commune VI courent derrière leurs arriérés pendant que leurs collègues des autres Communes ont perçu leur argent. Ils ont tapé à toutes les portes, mais la perceptrice est restée insensible à leur cause. Selon le secrétaire général du syndicat national de l’éducation de base, division VI, Mamadou Diallo, «la perceptrice de la Commune refuse de payer l’argent sous prétexte que le régisseur, Ibrahim Traoré, est en congé». Des arguments qui peinent à convaincre le secrétaire général qui estime que l’administration étant une continuité, l’absence d’une seule personne ne pourrait aucunement permettre à Mme Touré de débloquer la situation qui n’a que trop duré. «Nous avons été voir le maire intérimaire de la Commune VI, Ténémakan Koné qui nous a fait savoir que 44 millions sont disponibles pour payer les arriérés», a expliqué le secrétaire général. Qui ajoute que cette allégation du maire a pourtant été confirmée par la perceptrice elle-même. À l’en croire, tout le blocage se trouve au niveau de la perception.

 

 

C’est suite au retard constaté dans le paiement des  arriérés liés à leur hiérarchisation et à leur avancement que le Syndicat national de l’Education de Base (SYNEB) Division VI du district de Bamako, a décidé d’observer un arrêt de travail de 72 heures qui a commencé le mercredi dernier. Aux dires du secrétaire général, Mamadou Diallo, cette grève de 72 heures a été suivie à 90% par les militants. En tout cas, le syndicat, à travers son secrétaire général, promet de poursuivre le combat en posant d’autres actions jusqu’à la satisfaction de leur doléance.

Zakariyaou Fomba

 

SOURCE: Le Débat