Le Centre de formation et de perfectionnement en statistique (CFP-Stat) veut mettre les «Big Data au service de la statistique» au Mali. Sa direction a organisé samedi dernier une conférence sur cette thématique. C’était à la Maison des aînés en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Keïta.

Les «Big Data», méga données ou données de masse, désignent l’ensemble des données numériques produites par l’utilisation des nouvelles technologies à des fins personnelles ou professionnelles, ont introduit les experts.

À cet égard, le thème de cette conférence est d’actualité en cette période d’évolution technologique qui met l’accent sur le développement du commerce électronique et du marketing digital, a souligné le directeur général du CFP-Stat, Dr Yacouba Traoré.

Popularisé dès 2012, le concept traduit le fait que les entreprises sont confrontées à des volumes de données à traiter de plus en plus considérables représentant de forts enjeux commerciaux et marketing, a précisé le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances. «On résume la problématique du Big Data au volume, à la vitesse et à la variété…

La technologie Big data permet de faire l’analyse, la comparaison, la reconnaissance et le classement des données de différentes types, comme les conversations, les messages sur les réseaux sociaux ou les photos sur différents sites», a expliqué Abdoulaye Traoré.

En la matière, le développement du marché des objets connectés et les trafics de géolocalisation liés au marketing mobile augmentent le volume des données collectées disponibles, a-t-il ajouté. Ces phénomènes qui renforcent les enjeux de «Big Data» pour de nombreuses entreprises, ont provoqué l’apparition de ce qu’on appelle le Big «géo-data».
Les entreprises qui ne s’y intéressent pas sérieusement, risquent d’être pénalisées car en déphasage avec les usagers, a prévenu Abdoulaye Traoré, citant des économistes.

En ce sens, les «Big Data» sont une opportunité pour la production des statistiques, a souligné le directeur général de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (Afristat). Le développement entraîne un grand besoin de planification d’une manière générale et d’informations statistiques, a expliqué Paul-Henri Nguema Meye.

Cette conférence permettra ainsi de montrer en quoi le développement technologique et des infrastructures de téléphonie peut aider à produire des données statistiques. «Il y a une dizaine d’années, nous sommes passés des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) aux Objectifs de développement durable (ODD). Le suivi de ces agendas montre que le nombre d’indicateurs de suivi a été multiplié par quatre entre les deux.

Cela sous-tend que les enquêtes menées sur le terrain et les interventions doivent être multipliées par quatre et le budget doit l’être également», a développé Paul-Henri Nguema Meye, estimant que cette révolution des données est une opportunité pour la statistique de produire plus de données à moindre coût en utilisant le développement de la technologie.

Baba B. COULIBALY

Source : L’ESSOR

MaliwebEducation
Le Centre de formation et de perfectionnement en statistique (CFP-Stat) veut mettre les «Big Data au service de la statistique» au Mali. Sa direction a organisé samedi dernier une conférence sur cette thématique. C’était à la Maison des aînés en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la...