Après une ouverture poussive pour cause de pandémie à coronavirus, l’école malienne est encore dans la tourmente. En tout cas, la fin d’année scolaire s’annonce tumultueuse après l’ouverture d’un nouveau bras de fer entre le Gouvernement et les syndicats d’enseignants suite à l’annonce de l’uniformisation des grilles salariales de tous les fonctionnaires par les autorités de la Transition. Du coup, les examens de fin d’année programmés pour ce mois d’août sont dans l’hypothèque si les autorités ne parviennent pas à convaincre les enseignants qui sont dans une logique de boycott.

 

Malgré les appels répétés du Premier ministre et du parlement des enfants et autres bons offices, les syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016 ont, de nouveau, déposé le lundi 26 juillet 2021, un préavis de grève de 288 heures, soit 12 jours, sur la table du Gouvernement.
Ce mot d’ordre de grève va intervenir après la rétention des notes et le boycott des examens de fin d’année scolaire 2020-2021.
Cette situation n’est pas nouvelle. En effet, depuis quelques années, les acteurs de l’Éducation malienne préparent les examens de fin d’année dans un contexte de bras de fer avec les syndicats des enseignants, signataires du 15 octobre 2016.
Les raisons de ce nouveau préavis étaient ce mardi 27 juillet 2021, au cœur de plusieurs meetings d’information organisés par les responsables de la synergie à l’attention des différentes bases à travers la ville de Bamako et à l’intérieur du pays.
Au cours de ces différentes rencontres, il nous revient que plusieurs messages de mobilisations ont été lancés, même si certains observateurs trouvent que la décision de la synergie ne fait pas l’unanimité au niveau de la base.
Quoi qu’il en soit, nous sommes bien loin des meilleures conditions de préparations des examens pour des enfants qui ont connu une année scolaire tronquée.
Depuis la signature de l’ordonnance fixant la grille indiciaire unifiée des personnels relevant des Statuts des fonctionnaires de l’Etat, des collectivités territoriales ; des Statuts autonomes et des militaires, la synergie des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016 a ordonné à ses militant de retenir les notes des évaluations des élèves et de boycotter les épreuves anticipées et également les examens de fin d’année.
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au Mali, le droit des enfants à l’éducation est régulièrement piétiné depuis environ trois ans, faute de l’application de l’article 39 que les syndicats des enseignants avaient longtemps demandés aux autorités nationales.
Aujourd’hui, l’image des marmots restés des jours de classe en famille n’est-elle pas choquante pour les parents d’élèves, voire les autorités ?
C’est un secret de polichinelle, entre le radicalisme des syndicats d’enseignants et l’incurie des autorités, certains n’hésitent à parler d’élèves pris en otage.
En tout cas, le phénomène est devenu presque normal dans notre pays où pour un ‘’Oui’’ ou un ‘’Non’’ dans les rapports entre les autorités et les syndicats d’enseignants, les enfants sont privés de cours. C’est l’avenir du pays qui menacé quand on sait que les enfants sont les dirigeants de demain.
Les protagonistes sont interpellés à faire des concessions et à songer à l’avenir des enfants et du pays.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : Info-Matin

MaliwebEducation
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