Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 félicitent les enseignants et les acteurs du monde scolaire pour la tenue des examens de fin d’année scolaire 2021-2022,  sans fuite de sujet, ni fraude. Toutefois, ils appellent à diligenter le paiement des frais de surveillance et de correction des enseignants  et dénoncent, en même temps, des évènements déplorables qui ont émaillé les épreuves du DEF et du bac maliens.

 Les syndicalistes se réjouissent de la tenue correcte des examens de fin d’année scolaire 2021-2022. Pour l’une des rares fois, le Mali a pu organiser des examens sans fuite de sujet apparente et sans fraude, ressort-il dans le communiqué n°2022-10 des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016. Ce résultat hautement encourageant est le fruit de la conjugaison des efforts de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative. Pour le corps syndical, cette action collective est le début du processus  du système éducatif malien. La présente action collective doit être poursuivie et soutenue par les autorités, pour l’atteinte des objectifs confiés à l’école malienne, sollicite-t-on. Pour la réussite des examens de cette année, doit-on le rappeler,  les syndicalistes avaient invité, via la lettre circulaire n°26 du 20 juin dernier,  leurs collègues « au respect strict de la police et du règlement des examens ». Sans ambages, le corps syndical annonce avoir constaté le respect des consignes données aux surveillants cooptés pour le déroulement des épreuves. Dans ce communiqué publié le 1er août, les secrétaires généraux des syndicats  adressent leurs encouragements à Mme Sidibé Dédéou Ousmane,  ministre de l’Education nationale, « pour la volonté politique affichée et la qualité de l’organisation des différents examens de cette année ». Aussi, les syndicalistes exhortent le département « à maintenir la dynamique enclenchée afin de redorer l’image longtemps avilie de l’école malienne ». Toutefois, ils dénoncent des évènements déplorables qui ont marqué le déroulement des épreuves. Parmi ceux-ci figure le cas d’un enseignant de Kéniéba, dans la région de Kayes, le premier jour des épreuves du baccalauréat. Balla Sogoba avait été interpellé et placé sous mandat de dépôt en plein examen. « Les syndicats de l’éducation dénoncent les différents évènements qui ont émaillé les examens du DEF et du bac au niveau de l’Académie d’enseignement de Kéniéba. Ils rappellent que l’auteur (directeur du centre de Lafiabougou) de ces actes cherchait à entacher l’image et la détermination des enseignants ». Ces derniers rassurent être résolus à suivre le dossier de près et à utiliser tous les moyens légaux pour rendre audit enseignant (Balla Sogoba) son honneur et sa dignité. S’il y a une autre préoccupation déplorée suite à l’examen, c’est bien le non-paiement des primes de surveillance et de correction. « Les syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre 2016 constatent avec beaucoup d’amertume que dans certaines académies, les collègues n’ont pas encore perçu leurs frais de surveillance et de correction. Ils invitent les autorités à diligenter ce paiement ».

Diarra Mamadou

Source: LE PAYS

MaliwebEducation
Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 félicitent les enseignants et les acteurs du monde scolaire pour la tenue des examens de fin d’année scolaire 2021-2022,  sans fuite de sujet, ni fraude. Toutefois, ils appellent à diligenter le paiement des frais de surveillance et de correction des...