Le bon sens est une presque loi .Si dans la pratique au Mali il existe un boulevard ouvert entre politique et religion ça devient un sérieux problème voire un danger potentiel pour démocratie et à la laïcité

Je ne fais pas un djihad contre la religion musulmane au Mali ni contre un religieux mais le débordement vient de cette confession religieuse ou l’homme politique fait la courbette aux leaders religieux pour des voies électorales ( des presque campagnes ont été constatées dans nos mosquées etc) le religieux ayant pris goût s’est dit serviable sur le ring politique et certains ont décidé d’être acteurs du jeu politique plutôt que des ascenseurs pour les hommes politiques ( bref ceci est un autre débat )
Des images circulent depuis un moment sur la double casquette que porte l’imam Oumarou Diarra oup’s Monsieur le ministre délégué Oumarou Diarra qui, précédemment homme de mosquée s’est retrouvé à un poste ministre délégué, son champs d’ action s’élargit de facto en quittant l’aspect communauté religieuse pour celui d’un homme devant servir tout un peuple
Le peuple est servi par un ministre délégué et ce peuple Malien est laïc nous avons plusieurs religions au Mali et le principe exige qu’un ministre ou son délégué n’assimile aucune autre fonction à ce poste.
Le cas Oumarou Diarra dépasse tout entendement ou il est tantôt ministre et tantôt imam dans sa mosquée.
Imam homme de dieu ,une appellation ,un identifiant, un statut informel , une presque profession en lisant sur la carte d’identité nationale délivrée par les autorités, certains mettent clairement profession : IMAM
Bien que qu’aucun texte ne reconnaît ce statut comme profession donc vis à vis de la loi aucune interdiction.
Le glissement dangereux ouvre la porte à bien de choses et il faut que le bon sens nous guide à faire la part des choses en la matière,
Il faut que l’imam Diarra use du bon sens pour faire un choix définitif soit en occupant son poste de ministre sans être imam soit opter pour être imam en démissionnent de son poste de ministre délégué
Le Mali allait trembler si un animiste ou même un chrétien prêtre occupait un poste de délégué ministériel et se faisait filmer ou photographier soit dans son rituel de fétichisme ou de sermon à l’église
Mais l’imam Diarra le fait et personne n’y voit de problème, la laïcité impose à l’imam Diarra d’user du bon sens pour ne pas se livrer à ce jeu.
Majoritairement musulman ne devrait point donner le quitus à ces pratiques qui sont en réalité une prise en otage de la laïcité validée et acceptée par le peuple Mali.
Le Mali notre Mali n’est pas une République Islamique !
La faille ou les dérives naissent de la confession religieuse musulmane
Aucun prêtre chrétien n ‘acceptera de glisser dans la politique ou à occuper un poste de déléguer ministériel, la foi lui impose de soit y renoncer soit la raison le poussera à renoncer à la foi de servir à l’église.
Il en est de même pour l’animiste, mais pourquoi donc ce devoir de réserve ou ce bon sens n’intervient pas chez certains de nos leaders religieux musulman?
Leaders qui entretiennent une confusion totale pompée d’une incohérence inexpliquée ?
Ces lignes ou cette vérité ne fera de personne un «kaffr» mécréant ni ne le conduira en enfer ( Dieu est le seul à le décider pas un être humain )
Il faut rester correcte soit on reste avec la foi soit avec la raison les deux ensemble traduisent une incohérence dans le cas d’espèce et donne une image négative par ricochet à toute une religion si vertueuse.
Je n’ai rien contre l’imam Diarra je ne le connais ni d’Adam ni d’Ève mais à travers lui c’est tout un symbole ,une croyance qui est mis en cause…
Il ne peut être ministre délégué et continuer à être imam dans une mosquée le bon sens lui impose de faire un choix ferme.
Il s’auto proclame acteur du changement et du Mali koura qui devrait compter cette réforme de délimitation de la religion à la politique ou même de la politique au statut de chefs coutumiers et notables
Nb: comparaison n’a pas raison un militaire a été sanctionné d’avoir pris part à un concours de lecture de Coran sans se référer à la hiérarchie et mieux les textes en la matière lui interdit clairement…
Ce cas devrait inspirer notre ministre délégué IMAM Diarra à éviter le glissement bien que je le répète le bon sens pourrait faire preuve d’une presque loi.
Wà Salam
Ibrahima Ben
*Le titre est de la redaction

Source : Info-Matin

MaliwebSociété
Le bon sens est une presque loi .Si dans la pratique au Mali il existe un boulevard ouvert entre politique et religion ça devient un sérieux problème voire un danger potentiel pour démocratie et à la laïcité Je ne fais pas un djihad contre la religion musulmane au Mali ni...