La France officiellement demandé au Mali de l’aider dans le dossier du financement illégal de la campagne de l’ex-président Sarkozy par la Libye.

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La France qui enquête sur sur le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi en 2007, a demandé aux autorités maliennes de l’aider à faire la lumière sur l’implication de personnalités économiques maliennes qui seraient impliquées dans le dossier.

Achcar et “Bany” Kanté cités
Les temps ne sont pas très cléments pour les hommes d’affaires maliens. Alors que le PDG de Toguna Industries est entendu depuis plusieurs jours dans l’affaire de la zone aéroportuaire, voici deux autres hommes d’affaires qui sont dans le collimateur de la justice. Parvenue le 15 août au ministère de la Justice à Bamako, par le biais de l’ambassade de France, une requête d’entraide judiciaire internationale concerne le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. “Outre l’ancien président, la demande d’entraide cite, côté français, Jean-François Copé, alors ministre du Budget, Brice Hortefeux, ministre des Collectivités locales, et Ziad Takieddine, homme d’affaires franco-libanais” peut-on lire sur le site Jeuneafrique.com. Une affaire qui aurait des ramifications jusqu’au Mali.

Selon une source proche du dossier, l’entourage de l’ancien président Amadou Toumani Touré – politiciens et hommes d’affaires – est cité dans la demande d’entraide. Parmi les personnes concernées figure notamment Cheick Amadou “Bany” Kanté. Ce dernier gérait certains investissements libyens au Mali. Ex-DG d’Air Mali, représentant de la Libyan Africa Investment Portfolio (LAP) et secrétaire national adjoint du parti pour le développement économique et social (PDES) – le parti d’ATT -, il est soupçonné d’avoir joué un rôle de “porteur de valises” dans l’affaire du financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi.

Quand à l’homme d’affaires franco-libanais Gérard Achcar, président de la société AMI (Achcar Mali Industrie) il aurait bénéficié, selon Mediapart (qui en parlait en 2005)de l’effacement des deux-tiers d’une dette fiscale contractée en France,soit 4 millions d’euros. Une “faveur” accordée par Jean-François Copé, à l’époque ministre du Budget.

M. Sarkozy s’était rendu deux fois au Mali, en février 2003 et mai 2006 avant d’être élu à la tête de l’Etat français en mai 2007.

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