C’est une image qui a marqué la transition entamée après la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août dernier, renversé par des colonels qui se disaient exaspérés par la « mauvaise gouvernance et la corruption » et en ont fait, sur le papier, leur priorité.

C’est le journal Libération qui le raconte : quelques jours après le coup d’Etat, la junte ordonne aux anciens ministres et députés de rendre leurs véhicules de fonction. Le parc automobile de l’Etat, dans une cour à l’ombre des manguiers, n’est alors pas assez vaste pour accueillir toutes les voitures qui se présentent. Plus de 120 berlines et 4×4 de luxe, entre autres, rendus en trois jours… certains politiques cumulaient cinq ou six véhicules chacun.

Une image symbolique du grand gaspillage organisé à toutes les échelles du pouvoir, et dont les premières victimes sont les Maliens… et la paix.

“Quand je suis arrivé au Mali en 2018, j’ai d’abord cherché à convaincre les Maliennes et les Maliens que le Mali n’est pas un pays pauvre. Le Mali est pauvrement géré. Le problème est malien est les solutions sont maliennes.” Clément Dembele

“J’ai lancé un appel aux volontaires pour être des lanceurs d’alerte: dans l’administration, au sein des opérateurs économiques, au sein de la douane… et ça a marché, nous avons aujourd’hui plus de 960 lanceurs d’alerte pour nous informer d’éventuels détournements de fonds, dans tous les secteurs. Le peuple malien est fatigué de la corruption. Il est désormais possible de dénoncer un dirigeant corrompu.”  Clément Dembele

“Une récente loi de programmation militaire qui organise l’achat d’armement, la formation et l’équipement des militaires, a débloqué l’équivalent de 900 millions d’euros pour l’armée. Il n’y a aucune traçabilité. On ne peut pas continuer comme cela, à prendre l’argent des contribuables des pays développés qui nous envoient l’argent pour des raisons humanitaires, et que les dirigeants africains se permettent de détourner à des fins personnelles.” Clément Dembele

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C'est une image qui a marqué la transition entamée après la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août dernier, renversé par des colonels qui se disaient exaspérés par la « mauvaise gouvernance et la corruption » et en ont fait, sur le papier, leur priorité. C’est le journal Libération qui le...