Le Mali fait l’objet depuis le 10 janvier de lourdes #sanctions qui vont avoir des conséquences néfastes pour son peuple. Cette décision de la CEDEAO (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) intervient à la suite d’une période de forte tension entre les pouvoirs malien et français.

Tous les observateurs sérieux estiment que cet embargo est directement lié au souhait de Bamako de diversifier ses partenaires militaires, ce à quoi s’oppose Paris. Pour les soutiens des autorités maliennes actuelles comme pour ses détracteurs, les sanctions sont contre-productives et dangereuses. Elles interviennent dans un pays déstabilisé depuis près de 10 ans, conséquence notamment de la guerre franco-britannique contre la Libye.

Comme lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire en 2011, la France officielle est à la manœuvre en vue d’imposer ses hommes et son agenda avec, aujourd’hui comme hier, Alassane Ouattara, le satrape d’Abidjan, comme allié principal. D’ailleurs, parmi les mesures concrétisant les lourdes sanctions envers le Mali, figure le gel de ses avoirs au sein de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et de la CEDEAO, comme ce fut le cas pour la Côte d’Ivoire en 2011.

Cela souligne l’importance pour les peuples ouest-africains de disposer d’un instrument monétaire de développement souverain, comme l’ont rappelé les parlementaires communistes français lors de la récente pseudo-transformation du Franc CFA en Eco qui maintient une domination monétaire.

Quelle est la prochaine étape au Mali ? Un énième coup d’État qui mettrait en place un homme fort totalement soumis aux injonctions de Paris ?

S’il ne s’agit pas de nier le problème de légitimité démocratique du pouvoir malien actuel, ne faudrait-il pas maintenir les canaux du dialogue existants afin de définir un processus de sortie crédible de cette situation ?

Depuis 2013, début de l’expédition militaire, les autorités françaises sont en échec au Mali car elles refusent de clarifier leurs intentions et de changer de politique. L’enlisement dans un conflit meurtrier, le choix de pousser vers un remodelage du pays, avec des arrières-pensées d’influence et de domination économique, ont provoqué une montée du ressentiment à son égard.

Les richesses prometteuses du sous-sol attisent aujourd’hui bien des convoitises. Elles sont une des explications de la situation actuelle inquiétante. L’heure n’est pas à affaiblir un État déjà exsangue et à souffler sur les braises. Il faut créer les conditions d’un départ réellement concerté et programmé de nos troupes, afin de leur substituer un nouvel agenda politique, économique et de sécurité pour le Mali et la région.

Il appartient au peuple malien de décider de son avenir en toute souveraineté. Dans l’immédiat, le Parti communiste français (PCF) souhaite que la France modifie son attitude et agisse en faveur d’une levée des sanctions qui pénalisent le peuple malien.

Parti communiste français (PCF)
Paris, le 11 janvier 2022

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Le Mali fait l’objet depuis le 10 janvier de lourdes #sanctions qui vont avoir des conséquences néfastes pour son peuple. Cette décision de la CEDEAO (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) intervient à la suite d’une période de forte tension entre les pouvoirs malien et français. Tous les observateurs...