Nommé à la tête de l’Office Malien de l’Habitat, pour faire aboutir son processus de développement qui s’enlise, le DG de l’OMH, Sékou Demba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’apporte que des réponses appropriées au bout de sa politique de gestion et de management de cette structure étatique. En lieu et place de solutions, le dirlo Sékou Demba, s’apprête à laisser aux travailleurs de l’OMH, une maison dont tous les indicateurs sont au rouge, avec à la clé, des scandales dignes et des placements de coquins et coquines.

 

Abusée et bernée à l’aide de promesses non tenues, un élément du personnel féminin de l’OMH n’a pas hésité à faire des révélations avec ceux qui la croisent sur l’attitude peu catholique d’une personnalité de premier plan à la tête d’une structure de l’État qui aurait pu être une référence dans la politique de logements sociaux au Mali. Un débat d’un tel étonnement qu’il nous a obligé à voir de près ce qui se passe dans ce service. La moisson dépasse notre espérance.

Aujourd’hui, le système de gouvernance qu’impose le Dg Sékou Demba de l’Office Malien de l’Habitat est marquée par un règlement de compte, des recrutements bidons et missions fantaisistes, des formations sans intérêt pour l’OMH, des nominations punitives lorsqu’elles ne font pas la promotion des agents soumis ou ayant accepté de jouer le rôle de taupe, etc.

Tels sont, à première vue, ce que partagent avec toute personne intéressée les travailleurs de l’OMH qui résistent encore au diktat de leur dirlo. Et lorsqu’on pousse les investigations au sein du service, la surprise est davantage grande.

Avec précision, on se rend à l’évidence que la mauvaise gestion caractéristique est érigée en mode de gouvernance par le Dg Sékou Demba de l’OMH, un service public qui cherche désespérément un acheteur privé.

La gestion stricto sensu
Dire que l’Office Malien de l’Habitat est en cessation de service, à cause des méthodes du Dg, est peu dire. Car, l’OMH, une structure étatique, est au fronton des demandeurs de logements sociaux qui ne cessent de multiplier.

La preuve de cette affirmation est qu’à cause de méthodes cavalières imposées par le Dg de l’OMH, des agents n’hésitent plus à dire niet à ses usagers qui se bousculent au portillon.

L’OMH n’est plus à jour, en ce qui concerne la poursuite de nouveaux programmes de logements sociaux, impactés par les PPP (Partenariats Publics Privées) déjà signés.

Depuis des lustres, ces PPP tardent à être exécutés pour la simple raison que les promoteurs immobiliers signataires de ces conventions bénéficient de couverture, au sein de l’OMH et au niveau du département de tutelle.

Pendant ce temps, pour satisfaire les fantasmes de personnes incrédules ; notamment, des coquins et coquines, des parents et proches-parent ; le dirlo Sékou Demba de l’OMH a procédé à un recrutement de personnel inutile. Notamment, un économiste, un comptable, un auditeur interne… Pourtant, au sein de la boîte, il y a déjà des agents qui incarnent ces profils. Et comme si cela ne suffisait pas, il contacte le Conseil d’Administration de l’OMH pour réviser certains avantages des travailleurs de l’OMH, au motif qu’il y a des difficultés de trésorerie.

Et le hic qui titille, c’est que le DG Sékou Demba continue de recruter des « agents spéciaux » et d’organiser des formations fantaisistes même au-delà de nos frontières. Et la dernière en cour d’exécution est le recrutement d’un ingénieur informaticien, de surcroît un proche, alors qu’il y a déjà ce profil, au sein des travailleurs de l’OMH.

Pour ce qui concerne les promotions, inutile de faire un dessin. Imaginez que dans cet Office, dans un secteur d’excellence qu’est la répartition, avec impartialité, des logements sociaux, il est possible de quitter le bas de l’échelle (pendant qu’il y a des personnes qualifiées laissées sur le carreau) pour se retrouver à la tête de postes stratégiques, en l’espace de quelques mois.

Le comble est que tout ceci se fait quasiment avec la bénédiction du DG lui-même. Par décence, nous n’aborderons pas ici les contre-performances occasionnées par le dirlo Sékou Demba sur le compteur de l’OMH, au regard de la colère qui couve sous la cendre.
Menace et intimidation du personnel
Face à ces faits de népotisme, très peu nombreux sont les responsables de l’OMH qui réagissent dans le sens de défendre les intérêts de la maison. Autrement, tout s’y fait à l’image du comportement des acteurs publics en général au Mali, face aux dérives des cadres de l’administration publique jusqu’au jour où le peuple décidera de prendre ses responsabilités. Heureusement pour la nation.

Les agents de l’OMH, afin de rester solidaire, seraient sur le point de mettre tout simplement fin à la guerre de tranchée au sein de la structure, en installant une organisation syndicale, taillée sur mesure dans le genre « patriote », pour rendre l’OMH obéissant.

Au sein du personnel de l’OMH, des tentatives n’ont pas manqué pour résister à l’imposture. Mais celles-ci ont été étouffées sous les menaces, des intimidations ouvertes en réunion comme au drapeau, etc.

Pendant ce temps, les dociles sont promus et bénéficient d’avantages avant l’âge. Toutes choses mises en œuvre par le dirlo pour décourager à jamais ceux qui osent défendre les intérêts de l’OMH. Pire, les zombies du dirlo, tapis dans les dédales de l’office, ne cessent d’arguer que leur ange-gardien est dans le gouvernement-Choguel et qu’elles seront davantage puissantes pour en finir avec les insoumis et réactionnaires.

Le cas OMH est aujourd’hui, la face cachée de l’iceberg dans l’océan dans lequel la transition a la charge de conduire le navire Mali. Peut-être qu’à l’OMH ce qui se passe est de loin minime comparé aux dérives qui marquent la gestion d’autres services publics pendant.

Nous y reviendrons !

Cyrille Coulibaly

Source : Le Nouveau Réveil