Dans un édito publié dans le quotidien ‘’ Le Pays’’, le patron du groupe ‘’ Les Editions Faso’’, Boubacar Yalkoué, a donné sa part de vérité à propos des multiples calomnies dont il a fait l’objet. Lisez plutôt l’intégralité !  

Je commence cette note de précision par demander pardon à tous ceux qui m’avaient dissuadé de donner des explications sur les mensonges grotesques qui m’ont toujours été collés tout au long de mon court parcours dans le monde des médias. J’ai été toujours taxé d’être à la solde d’un politique, d’une autorité et ceux qui le font justifient leurs assertions en se fondant sur ma ligne éditoriale, mes réalisations en si peu de temps dans la presse.

Il est bon de le savoir. Lorsque je lançais le journal Le Pays en 2013, hebdomadaire à l’époque, avec mes amis Aliou Touré, Boubacar Sangaré, BalySalif Sissoko, de nombreuses personnes de notre milieu relayaient ici et là que je suis financé par HousseiniAmionGuindo dit Poulo président de la Codem, un oncle qui a été d’un apport capital dans mon parcours scolaire. Peu après, le nom de Moussa Mara Président du parti Yelema a été cité comme mon bailleur. Parce que j’avais tissé une amitié solide avec lui. Ces deux accusations gratuites n’ayant pas prospéré, à partir de 2016, lorsque j’ai décidé de m’engager, grâce à mon estimé grand Frère Tidiani Tangara, paix à son âme, pour la cause de Ras Bath à l’époque entre les mains du pouvoir, mon journal a été indexé d’être financé par le chroniqueur et son mouvement CDR. Des années après, l’opposition politique trouve son compte à travers le chef de file, feu Soumaila Cissé. Ce mensonge m’a suivi jusqu’à la chute du pouvoir d’IBK.

De ce moment à nos jours, j’ai été accusé à tort d’être à la solde d’abord de l’ancien Premier Ministre,  Boubou Cissé parce que j’ai eu à faire des publications sur la situation de l’URD, ensuite  des autorités de la transition, plus précisément le Premier Ministre Dr Choguel Kokalla Maïga et les services de renseignements. Plusieurs hypothèses sont avancées par des hommes qui veulent m’abattre à tout prix.

D’abord, ils avancent  que mon financement  par les autorités de la transition était conditionné à mon départ du CDR, que mes réalisations publiées sur les réseaux sociaux le jour de l’inauguration de mon groupe de médias est un exemple palpant. Ils vont plus loin, en affirmant qu’il est impossible de faire de telles réalisations en si peu de temps si tu n’as pas de bailleurs.  Ensuite, certains ont confirmé dans des endroits les plus secrets que je ne puisse l’imaginer que c’est Dr Choguel Maïga qui me finance. Ils disent que c’est lui qui m’a acheté mes machines d’imprimerie et qu’il m’entretient à la fin de chaque mois. Pire, les « Unes » de mes parutions ont servi de campagne d’intoxication contre ma personne sous prétexte que je suis le pion du PM et les services de renseignements contre la presse qui traverse un moment très difficile sous cette transition. En tant qu’humain, les accusations m’ont touché au plus profond de moi-même, surtout celles véhiculées par des personnes pour qui je voue un profond respect, pour qui j’ai fait un véritable sacrifice en m’exposant même à toute sorte de danger lorsqu’ils étaient dans les mailles des filets de cette même transition.

En réponse, tout ce que je peux leur dire est le suivant: mes réalisations sont à la sueur de mon front. Je n’ai jamais, dans ma vie, courbé l’échine pour un quelconque avantage avec qui que ce soit. Mes plus proches dans le milieu de la presse peuvent le témoigner. Je suis libre de prendre la ligne que j’estime bonne dans mon journal et mes personnels aussi sont libres d’entretenir leurs relations et les consolider pour leur propre bénéfice. Je ne suis pas un égoïste qui ne pense qu’à lui seul dans l’entreprise.   Et je mets quiconque au défi de me prouver que j’ai reçu de l’argent de la part de X ou Y pour prendre une position quelconque.

Je suis passé de l’hebdomadaire au quotidien via le bihebdomadaire avec toutes sortes de difficultés. La seule imprimerie, Exaprint, où j’imprimais mon journal, son patron peut le témoigner. Il sait comment je faisais et ce que je lui dois jusqu’à présent.

Pour ce qui est de mon imprimerie, les deux personnes qui m’ont fait des faveurs en facilitant leur acquisition et m’offrant l’opportunité de solder  par tranche sont ici à Bamako. Ce sont des vendeurs de machines qui ont admiré mon parcours et ont promis de m’aider à prospérer.

J’ai toujours eu « des ambitions démesurées » dans mes projets et tous mes proches le savent et je n’ai jamais compté sur quelqu’un pour arriver à bout de mes objectifs. Compter sur soi-même, tel est mon crédo.

Lorsque j’ai installé mes machines, j’ai contacté plusieurs patrons de presse, des responsables de faîtières et je leur ai tout simplement dit que l’imprimerie appartient à la presse. Je suis prêt à accompagner tout le monde car je connais les difficultés de notre métier. Et ma volonté reste  intacte.

Pour ceux qui me taxent d’être un mercenaire contre la presse au profit des autorités de la transition, je leur dis tout simplement que j’ai été toujours au-devant des combats pour la défense des journalistes même face à cette même transition. Qu’ils comprennent que mon éducation ne me favorise pas la conspiration contre quelqu’un a fortiori ma famille professionnelle. Je n’ai jamais trahi et je prie Dieu de ne  jamais me donner l’idée et la force de trahir ma corporation pour X raisons. Je ne juge personne. Je n’ai rien contre les gens qui me jettent de l’opprobre. Mais une chose est sûre, Dieu est vérité. Je me confie à Lui seul.

Boubacar Yalkoué

Source: Journal le Démocrate- Mali

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Dans un édito publié dans le quotidien ‘’ Le Pays’’, le patron du groupe ‘’ Les Editions Faso’’, Boubacar Yalkoué, a donné sa part de vérité à propos des multiples calomnies dont il a fait l’objet. Lisez plutôt l’intégralité !   Je commence cette note de précision par demander pardon à tous...