Avocate malienne, Me Fanta Sylla  a été la 1ère femme avocate et l’unique bâtonnière de l’Ordre des Avocats au Mali puis membre du Conseil national de l’Ordre des Avocats du Mali. Elle devient par la suite ministre de la Justice Garde des Sceaux au sein du gouvernement Ousmane Issoufi Maiga, sous ATT. Voici en quelques lignes son portrait. 

 

Fatoumata Sylla dite Fanta Sylla, est née le 11 décembre 1954 à Ségou. Elle est la première femme avocate et l’unique bâtonnière de l’Ordre des Avocats au Mali, de 1998 à 2004. Fanta Sylla obtient une licence en droit à l’université Toulouse-l- Capitole  en 1976, un DEA en relations internationales publiques et privées de 1979 à 1980 et un Certificat d’aptitude de la profession d’avocat à l’université Paris-Nanterre. Elle passe son stage de titularisation de 1980 à 1982 au Centre de formation professionnelle des Barreaux de ressort de la même Cour d’Appel de Paris. Elle retourne ensuite au Mali, où elle est membre du Conseil national de l’Ordre des Avocats du Mali 1987 à 1992 et bâtonnière de 1998 à 2004. Elle devient ministre de la Justice Garde des Sceaux au sein du gouvernement Ousmane Issoufi Maiga du 2 mai 2004 au 3 octobre 2007.

Après ses charges ministérielles, elle est retournée à l’avocature où elle dirige un cabinet. De son vrai prénom Fatoumata, elle est dans ce métier depuis 1980 avec sa prestation de serment à la Cour d’Appel de Paris. Me Fanta Sylla se révèle au grand public par ses plaidoiries sans fioritures pour le président Moussa Traoré et d’autres dignitaires du Régime UDPM accusés au Procès dit «crimes de sang» (novembre 1992 – février 1993) puis au Procès dit «crimes économiques», courant 1998.

Du 27 février au 5 mars 2006, Fanta Sylla a effectué une tournée dans la région de Tombouctou. Dans le souci d’instaurer la sécurité et la paix sociale, elle a échangé avec la population sur le fonctionnement de l’appareil judiciaire pour une meilleure contribution de la justice. Elle a aussi visité la maison d’arrêt, le palais de la justice et la gendarmerie de Goundam et avait la volonté d’améliorer les conditions de vie des  prisonniers afin qu’ils puissent au moins manger 3 fois par jour de façon qualitative et quantitative. M la ministre avait l’ambition de refaire la prison ou tout au moins réparer  les fissures que l’on observait  des murs de cette maison d’arrêt.

En définitive, Me Fanta Sylla  est l’une des femmes juristes les plus compétentes. Véritable pionnière de la cause de la femme et surtout sentinelle vigilante pour la promotion des droits de l’homme.   

Oumou SISSOKO

Source : L’Alternance