Dans un manifeste dont nous avons reçu copie, le Collectif pour la refondation du Mali (Corema), un regroupement citoyen composé d’associations, de partis politiques, de groupements professionnels, de syndicats, d’acteurs de la société civile, a fait des propositions pour l’émergence du Mali. La souveraineté (sécuritaire, économique…) du Mali est l’une des combats phares de ce mouvement dirigé par des membres du Conseil national de Transition.

Créé en 2020, le Collectif pour la refondation du Mali se bat corps et âme pour le respect de la souveraineté du Mali. Et pour un Mali nouveau, les responsables de ce mouvement ont fait presque le tour du Mali. «Nous avons sillonné le Mali du sud au nord, de l’est à l’ouest, nous avons pris le temps d’écouter tous les Maliennes et Maliens que nous avons rencontrés : des paysans, des chasseurs, des pêcheurs, des éleveurs de bétails, des artisans, des cultivateurs, des chefs de village, des chefs coutumiers, des chefs de fraction, des agriculteurs, des transporteurs, des instituteurs, des retraités, des fonctionnaires, des entrepreneurs, des ouvriers, des militaires, des élèves, des étudiants, des médecins, des professionnels de la santé et des acteurs de la société civile », ont déclaré les responsable du Corema dans leur manifeste. Le respect de la souveraineté du Mali, le retour de la sécurité et du vivre ensemble, l’indépendance sécuritaire, monétaire du Mali, la lutte contre la corruption sont, entre autres, la volonté ardente des Maliens, selon leur constat durant leurs différentes tournées à l’intérieur du pays. «Il émane du peuple Malien une demande de souveraineté, de sécurité, de bonne gouvernance, de lutte implacable contre la corruption, de création d’emplois, d’amorcement de développement socio-économique durable et d’amélioration des conditions de vie des Maliens », précise le manifeste.

Les défis qu’il faut relever

Durant ses tournées, le Corema dit avoir pu analyser les défis auxquels le Mali est confronté. Ils sont, entre autres : la perte de la souveraineté économique après l’adoption des programmes d’ajustement structurel des institutions de Bretton Woods ; la perte de la souveraineté linguistique et de l’identité culturelle ; l’institutionnalisation de la délinquance financière et de la corruption généralisée ; la gouvernance irresponsable de la chose publique ; l’injustice à outrance et l’impunité totale ; le chômage endémique ; l’émigration des jeunes ; l’effondrement du système éducatif ; le défaillant système sanitaire et médical ; l’accès à l’eau potable ; le désenclavement intérieur et extérieur du Mali ; le danger d’agression des prédateurs internationaux de ressources naturelles et matières premières ; la sécurité et la quiétude sur toute l’étendue du territoire national ; la dette publique et le recours facile aux emprunts étrangers ; le bradage des ressources minières ; la suppression des aides financières et budgétaires ; le maintien jusqu’au-boutiste du pays dans des traités et conventions mettant en cause ou violant la souveraineté du Mali et le droit du peuple malien à l’auto-détermination.

A ces défis, il faut, selon le Corema, apporter des réponses rationnelles et des actions ambitieuses, susceptibles de donner confiance au peuple malien dans l’émouvant processus de refondation du Mali.

Propositions pour un Mali émergent

Les Maliens, selon le Corema, rêvent de voir un Mali émergent. Pour cela, il faut des valeurs, il faut des efforts. Il faut aussi du sacrifice. En tout cas, pour un Mali nouveau, le Corema a fait ses propositions. Quelques-unes de ces propositions sont : assurer l’indépendance de la patrie contre l’étranger ; assurer et préserver la souveraineté de la patrie ; renforcer perpétuellement l’ensemble des capacités de défense nationale au moyen de l’instruction militaire généralisée en vue de préserver l’indépendance et l’intégrité territoriale ; garantir la paix, la cohésion sociale et l’ordre sur toute l’étendue du territoire national ; protéger la liberté et le droit du peuple malien de déterminer indépendamment, librement et consciemment de son propre destin politique, économique, social et culturel ; garantir un système judiciaire équitable indépendant qui garantit l’égalité de tous les Maliens devant la loi ; créer et préserver un environnement favorable au développement des vertus morales fondées sur les traditions et mœurs  de la culture millénaire du Mali, le vivre ensemble, la tolérance, la solidarité, la piété et la lutte contre toute manifestation d’injustice sociale, de discrimination, de corruption et de dégénérescence ; assurer la souveraineté alimentaire et l’accès à l’eau potable pour tous les Maliens ; Assurer un approvisionnement énergétique suffisant, diversifié, sûr, économique et compatible avec les exigences de la protection de l’environnement ; garantir l’accès gratuit à I ‘enseignement et l’éducation pour tous les Maliens, à tous les niveaux, et faciliter et généraliser l’enseignement supérieur ; œuvrer pour que notre patrie occupe une place d’honneur dans le concert des nations en luttant pour la paix et en rejetant catégoriquement la tyrannie, le racisme, le colonialisme sous toutes ses formes, l’esclavage, l’oppression et l’intolérance.

Le Mouvement de Aboubacar Sidick Fomba se dit prêt à tous les efforts pour l’avènement d’un Mali nouveau.

Boureima Guindo

Source: LE PAYS

MaliwebSociété
Dans un manifeste dont nous avons reçu copie, le Collectif pour la refondation du Mali (Corema), un regroupement citoyen composé d’associations, de partis politiques, de groupements professionnels, de syndicats, d’acteurs de la société civile, a fait des propositions pour l’émergence du Mali. La souveraineté (sécuritaire, économique…) du Mali est...